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Publié par Loud Tv - Webzine metal video

Chronique de l'album Phanerozoic de THE OCEAN


Le collectif The Ocean  nous livre son 8 ème album studio  Phanerozoic .

Ce disque est construit  conceptuellement et musicalement comme  le chaînon manquant entre l’album Precambrian et le double album Heliocentric / Anthropocentric du groupe . 

L'éon phanérozoïque a succédé au supereon précambrien, couvrant une période de 500 millions d'années jusqu'à nos jours, et il a été témoin de l'évolution et de la diversification de la vie végétale et animale sur Terre, et de sa destruction partielle au cours de 5 événements d'extinction massive.

L'idée centrale sur laquelle reposent les paroles est celle d'une récurrence éternelle, le concept de Nietzsche selon lequel tout arrive encore et encore, un nombre infini de fois dans le temps et l'espace infini. (  Robin Staps ) 
Cet album traite essentiellement du temps, de la perception du temps et de la répétition. Il s'agit d'accepter le fait qu'il y a des choses dans la vie qui vont se reproduire et que nous ne pouvons pas changer et de trouver des moyens d'y faire face''.
Le guitariste et auteur-compositeur Robin Staps a écrit Phanérozoïque comme il l'a fait pour ses prédécesseurs, dans l'isolement d'une maison au bord de l'océan. Le premier volume du double album Phanerozoic est composé de chansons sombres et lourdes, résumées à l'essentiel des idées musicales qui les animent. Avec la fusion des synthés analogiques avec les guitares lourdes, l'ajout de Peter Voigtmann au sein du groupe a fait une différence marquée. Après des années passées à s'occuper de l'éclairage spectaculaire des concerts de The Ocean, essentiellement ''en jouant de la batterie sur la console d'éclairage tous les soirs'' comme le dit Staps, il apporte maintenant aux chansons une foule de sons dystopiques et en colère.

Chronique de l'album Phanerozoic de THE OCEAN

L'écoute de ce nouvel album de The Ocean se vit comme un voyage , une traversée au travers de contrées aussi bien froides ,désertiques , enivrantes et envoutantes 
Dès l'intro une atmosphère particulière  se met en place  .

Guitares écrasantes,mélodies entêtantes ,  cordes gonflées et voix puissante. The Ocean en a fait sa signature sonore. 
Laissez vous embarquer et guider au travers de ce 'Phanerozoic I' 

Le 1 er titre ( 2 ème piste) nous emmène loin dans le voyage , les ambiances s'entrecroisent  , les voix se superposent  .
Un titre à réécouter plusieurs fois pour  se laisser totalement submerger par cette initiation au postcore des Allemands.

Le 3 ème titre nous ramène à un style plus classique avec son riff et son hochement de tete  à la Cult Of Luna  , efficace  mais moins surprenant que les autres titres de l'album qui sont bien plus originaux comme par exemple , le Titre 4  qui est totalement différent  d'un titre postcore habituel ,de par sa construction ,ses arrangements ,ses prises de risques.

Ce titre Silurian (le 4)   est d'une ouverture exceptionnelle avec du piano Jazzy sur le pont au milieu du morceau  ,tout en  restant un titre postcore pachydermique et à gros riffs .

Chronique de l'album Phanerozoic de THE OCEAN

Depuis 2001, le collectif berlinois The Ocean a sorti 7 albums studio acclamés par la critique et un split EP avec les légendes du post-rock japonais Mono. Avec une formation  toujours changeante de musiciens et d'artistes visuels sur scène et hors scène, le groupe en tournée s'est forgé une solide réputation  pour ses immenses concerts en direct, qu'ils ont développés dans tous les coins de notre planète .

On retrouve toujours l'influence indirecte de Cult of luna sur des riffs ou patterns de batterie 
Ce qui différencie les 2 formations est principalement la voix  qui se promène et se nuance beaucoup plus ici avec The Océan .

Par exemple ce titre de la piste 5  est vraiment captivant niveau voix  tellement il est nuancé ,sensible ,émouvant.  mais c'est aussi par ce que le collectif a un  invité de marque  à la voix  en la personne de Jonas Renkse,   issu du groupe culte Katatonia sur cette chanson.
( il m ' a  fait penser a Yann Ligner  le chanteur de Klone sur ce titre) 

Le groupe s'exprime : "Nous avons envoyé le morceau à Jonas et ce que nous avons obtenu en tant que « démo » en retour de sa part était presque identique à ce qui a finalement été la version finale de l’enregistrement.

Jonas a une compréhension parfaite et intuitive de notre musique si bien qu’on n’avait aucunement besoin d’expliquer quoi que ce soit. Il a créé ses propres parties vocales et ses propres paroles et tout s’accorde parfaitement dès le début. ‘The Great Cold Distance’ de Katatonia a été un album important pour moi et pour The Ocean. Ce fut l’un des premiers albums où des guitares graves et basses ainsi que des voix claires mises côte à côte fonctionnaient réellement pour moi, du moins personnellement.

C’est un album qui m’a fait reconsidérer mon opinion à propos de la voix propre en métal et qui a forgé mon propre désir de chercher un chanteur pour The Ocean qui pourrait également proposer un chant clair. (Robin Staps, The Ocean) " 

Ce qui apporte un nouveau souffle et différencie  aussi le collectif est le jeu du batteur  ,vraiment aérien , fouillé , intéressant et bien percussif quand il le faut .
 

Chronique de l'album Phanerozoic de THE OCEAN

La plage 6  poursuit le voyage  avec une phase instrumentale qui laissera notre imagination et nos sens se promener .

La plage 7 : Permian: The Great Dying  est le 1 er single dévoilé par le groupe et titre de clôture de cet album.


Robin Staps le guitariste et compositeur du groupe  explique que ce morceau de neuf minutes retrace une épopée lointaine, bien avant que l'humanité n'apparaisse sur la carte. Plus précisément, on est à la fin du Permien, dernière période du Paléozoïque, au cours de laquelle environ quatre-vingt dix pourcents de toute la vie sur Terre fût détruite. Cette extinction de masse serait probablement due à l'activité volcanique accrue provoquant un réchauffement de la planète.

Robin Staps rappelle que les effets d'un tel réchauffement climatique ne peuvent être ignorés... Un album qui s'annonce aussi lourd musicalement que lourd de sens d'un point de vue environnemental. Le guitariste ajoute "qu'il n’y a aucune raison de supposer que les résultats du réchauffement actuel causé par l’homme ne seraient pas, au mieux, aussi dévastateurs (...) même sans impact humain, la Terre a le pouvoir et le potentiel d'éliminer l'humanité dans son ensemble, à n'importe quel moment."


 Le disque concept devrait etre publié en deux parties distinctes, Phanerozoic I le 2 Novembre et  le II,  fin 2019 ou début 2020 .
Julien Fehlmann, qui a enregistré tous les albums du groupe depuis Heliocentric,  a enregistré de nouveau la batterie, et Jens Bogren mixer l’album. Magnus Lindberg (CULT OF LUNA) à contribué à la production d’instruments à cordes.
IL existera une édition en vinyl via Pelagic Records, label fondé par Robin Staps, compositeur principal du groupe .

Phanerozoic I: Palaezoic track-listing:

1. The Cambrian Explosion
2. Cambrian II: Eternal Recurrence
3. Ordovicium: The Glaciation of Gondwana
4. Silurian: Age of Sea Scorpions
5. Devonian: Nascent
6. The Carboniferous Rainforest Collapse
7. Permian: The Great Dying


Ps : sur chaque titre il y'a un passage qui me fait réellement penser à du Cult Of Luna ,
les passages les  plus énervés souvent ;mais ou the Océan se démarque c'est par ses ambiances différentes sur les passages atmosphériques et  bien entendu par les voix beaucoup plus riches et variées que chez COL .


En tournée Européenne dès le 10 Octobre  avec Rosetta et Arabrot  .


Composition : 9/10
Visuel : 7.5 /10
Production 8.5 /10
Originalité : 8.5/10 
Avenir : 10/10 


A ranger aux cotés de  : tous les albums de The Océan / Neurosis / Tool / Cult of Luna 

 

B3N.
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