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Publié par Tonton Vlad

Chronique album de JAÏL « Sto Se Deres ? »

Aujourd’hui petit voyage en Bosnie, enfin pas vraiment, ça le groupe vient du côté d’Oyonnax, pour découvrir le dernier Opus de JAIL. Composé de 4 membres Admir au chant, Guillaume à la guitare, Bertrand à la basse et Kevin à la batterie. Pourquoi vous ai-je dis que nous partions pour la Bosnie ? C’est simple, une grande partie des textes sont chantés en Bosniaque. Ce groupe à vue le jour en 1994 ils a à son actif 2 LP sortis en 1996 et 2003 et un EP sorti 2007. Après plusieurs changements de lineup et 2 années de pause, il semblerait que le membre fondateur du groupe Admir se soit entouré de membres motivés et impliqués. Cet opus déploie un Metal-Core peu commun qui varie entre violence assumée et énergie canalisée.

Le morceau d’ouverture « Gori Zivot » commence par les hurlements d’une foule ainsi que des tirs d’infanteries puis les cris du chanteur viennent prendre le relais avant que tout cela ne soit rompu par un petit passage d’arpèges par le guitariste qui ne serait pas sans rappeler certains titres de SOAD, après un passage plus énergique à 1mn45 de nouveau un gout de SOAD se fait sentir lorsque le chanteur effectue une petite vocalise parfaitement maitrisée. Les passages calmes sont ponctués par des riffs tranchants et efficaces qui n’ont aucun mal à rester encrer dans votre crâne.

« Stranac » se veut plus ethnique et moins agressif mais cela reste tout aussi puissant; malgré tout, la teinte Core est bien présente.

Vous préférez les rythmes dans la veine de Suicidal Tendencies ? Pas de soucis, jetez une oreille à « BIH Genocide » , l’intro drum’n’bass vous colle un bon coup de pompes au cul avant que le chanteur et la guitare ne les rejoignent et là c’est un aller sans retour pour la core attitude, un flow agressif franco anglais avec des paroles lourdes de sens en rapport avec la guerre du Kossovo, quelques mots bien pensés pour les différents états qui sont ici dépeints comme des spectateurs de ce conflit.

Le titre « Revolucija » c’est la puissance à l’état brut, le coté années 90 se fait bien sentir et ce n’est pas pour déplaire bien au contraire, rien à redire le groupe maîtrise parfaitement la recette Core.

Nous finirons par un morceau à capella « Put Putuje Latif Aga » qui permet à l’auditeur de voir son rythme cardiaque ralentir après la déferlante d’énergie qu’il a subit tout au long de l’écoute de cet opus.

Quel plaisir d’écouter un album aussi abouti et intéressant, beaucoup d’influences s’entrechoquent dans chaque morceau, et malgré cette diversité il y a une belle homogénéité. Les morceaux se suivent mais ne se ressemblent pas, à aucun moment la lassitude ne s’installe avec JAÏL. Beau retour pour ce groupe auto produit qui nous offre ici un album de grande qualité. C’est un sans faute !!!!

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