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Publié par PAPABORDG.

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE TOOL : LE PLUS GRAND GROUPE DE METAL PROGRESSIF DE TOUS LES TEMPS .........

Pour ma quatre centième critique , j’ai l’immense honneur, la joie si intense de pouvoir jouir de la nouvelle œuvre du cultissime groupe américain TOOL, qui se fait attendre depuis plus de treize longues et interminables années. PAPABORDG ne cachera jamais assez son immense passion, son attachement viscéral à cette entité qui n’a aucune équivalence sur notre misérable planète. Tel une femme énigmatique, la musique du groupe hante vos nuits, mais aussi vos jours, s’attachant à une interrogation perpétuelle, un mysticisme, une incompréhension qui malgré tous les efforts possibles pour y résister vous hypnotise, vous possède lentement et sûrement, amenant l’homme que je suis à être esclave à vie de l’outil et de ses membres ovniesques qui l’habitent. Tourments, brillance, fulgurance,  émotion irrésistible, irréelle, planant tel un spectre à la recherche d’une nouvelle proie.

Voilà ce qui risque de vous attendre, de vous emporter irrémédiablement. Êtes vous prêt(e) ? A cet instant précis, PAPABORDG ne l’est pas vraiment, tremblotant, seul cette fois-ci face à la bête inhumaine, sans un sou où presque d’information la concernant. FEAR INOCULUM c’est ainsi qu’il se nomme est la cinquième œuvre des américains, succédant à 10,000 DAYS sorti en avril 2006. Un bijou sombre abordant la thématique de la mort d’un proche (et du nombre 23, concept de synchronicité) celle hélas de la maman de MAYNARD KEENAN (A PERFECT CIRCLE, PUSCIFER, chant) décédée trois ans auparavant en 2003. JUDITH MARIE GARISSON fut paralysé suite à un anévrisme intracrânien contracté vingt sept ans plus tôt (soit environ 10 000 jours). Un hommage émouvant avec un sommet WINGS FOR MARIE/10 000 DAYS. Un MUST difficile d’égaler (mais pas le préféré de PAPABORDG. AENIMA (1996) (serait plus celui-ci). La tâche semble donc ardue pour ce FEAR INOCULUM comportant sept titres pour presque quatre vingt minutes (79m19s) de sonorités étranges et toujours aussi absorbantes. Les serpentations larges et bleutées de l’artwork sont toujours l’oeuvre du maître américain ALEX GREY, graphiste du monde TOOLIEN. Cette fois ci les paroles traitent de la sagesse à travers l’âge et l’expérience. En vieillissant nous devenons plus sensé et raisonnable, grâce à notre vécu. Nous apprenons de nos erreurs et aussi de nos succès. Ce qui nous amène à faire le point sur notre vie, et de s’accepter ici et maintenant. Un chiffre est encore à l’honneur jouant un rôle primordial dans FEAR INOCULUM, le 07, étant celui de Dieu (ce n’est pas moi qui l’affirme, mais MAYNARD, et à juste titre). Côté composition, TOOL utilise le même schéma que ses deux énormes prédécesseurs LATERALUS (2001) et 10,000 DAYS (2006) tout en y rajoutant une foule de petits détails et de sons différents de ses aînés. Ce qui fait de FEAR INOCULUM une œuvre très similaire aux deux précédentes mais aussi très différente dans sa vibration spirituelle. Un nouveau voyage tridimensionnel au parfum asiatique sur l’intro du titre album « fear inoculum ». Une entrée en matière assez classique mais qui suscite toujours autant d'excitation, et de contemplation. La grâce de la voix hypnotique de MAYNARD (chant) qui vole très haut, sur un magnifique refrain, comme une légère brise qui vous caresse la nuque. Puis vient ce moment de groove absolu quand DANNY CAREY (batterie) se retrouve seul sur ses percussions. Le verdict est déjà rendu, la messe est dite et la bénédiction déjà totale ! Ce qui ne fera que s’amplifier sur l'incroyable « pneuma » qui voit un TOOL beaucoup plus aventureux, plus profond et mélancolique. Une ligne de basse de JUSTIN CHANCELLOR qui perfore le cœur revenant comme un leitmotiv, dominant les débats bien aidé cependant par son acolyte DANNY CAREY dont les fûts se veulent parfois lents et posés, puis à d’autres moments plus percutants et remuants. Les claviers apportent quelque chose de plus au son de TOOL, lui donnant encore plus de spatialité. Sans oublier un ADAM JONES dont la guitare se veut beaucoup plus incisif à la fin avec un riff particulièrement méchant, des leads aériennes et virevoltantes dont il n’est pas trop coutumier du fait.

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE TOOL : LE PLUS GRAND GROUPE DE METAL PROGRESSIF DE TOUS LES TEMPS .........

Du très très grand TOOL. Un « pneuma » qui à lui tout seul justifie la folie du prix démentiel de l’édition limitée (quasiment 80euros !), c’est pour dire ! (Mais ceci est un autre débat). Mais ce n’est point fini, car TOOL est simplement « invincible », ADAM JONES se baladant sur des accords électro-acoustiques tel un duelliste en face à face avant un triomphe certain. Complexe, mais si haletant. Contrastant au début avec une instrumentalisation nettement plus lente, tout en douceur et déliance avec des vocaux d’une grande limpidité. Une atmosphère de plénitude y règne (les guitares lointaines tout en touché de JONES). Ensuite ce n’est qu’un festival d’une musique particulièrement tribale en perpétuel mouvement comme une danse macabre autour duquel on scalpe sur l’autel du sacrifice. Les offrandes de TOOL sont considérables satisfaisant pleinement la voix du prince de l’au-delà. TOOL se jouant de l’ombre et de la lumière à chaque seconde, à chaque moment, à chaque instant.

Maîtrisant même les éléments les plus sauvages comme sur « descending ». Les flots les plus torrentielles se brisant, chancelant sur le son de la basse de JUSTIN CHANCELLOR encore en tête de mélodie. La voix de MAYNARD y fait la différence comme toujours encore plus quand celui y implique une forte émotion. Les guitares y sont comme un tableau de maître, avec de petites touches de variations dans ses couleurs, allant jusqu’à une slide étrangement désarticulée. Le gong retentit sur les folles notes de guitares d’un ADAM JONES en totale grâce ici et là, là haut, en bas, enfin partout. Sa meilleure partition à ce jour sans aucun doute. Un travail titanesque, tissant sa toile sur FEAR INOCULUM attrapant une foule d’image que l’on peut s’imaginer belles ou lugubres. Celles de la beauté sont plus qu’évidentes sur le formidable « culling voices » tout en étant d’une force pénétrante exceptionnelle. La tension monte, le riffing se veut de plus en plus persistant, colère, colère, colère se terminant sur des sons artificiels presque religieux. Parlons en ! Elle persiste et signe sur l’introduction de « chocolat chip trip » très bouddhiste, se transformant très rapidement en un folklore électronique où les tomes de la batterie de CAREY s’éclatent sous l’impulsion de la main du maître, et quel maître..... Comme sur le tout dernier A PERFECT CIRCLE "EAT THE ELEPHANT" (2017) deux avant, l’Asie est au centre de l’inspiration des  californiens, il hume sa culture, la digère et la recrache comme dans un feu de tempête sur « 7empest », la démence n’est pas loin, la violence y est frénétique, un TOOL proche du psychédélisme sur plus  d’un quart d’heure concluant une nouvelle offrande majeure, extrêmement majeure, au monde de la musique et de son meilleur représentant le métal. Les ventes s’affolent, les prix implosent, les plateformes musicales explosent. AUJOURD’HUI le 30 août la planète musicale est folle, elle est TOOL en tout. Treize ans sans TOOL, ce fut trop, beaucoup trop...... J’étais grand et fort aujourd’hui, demain je me sentirai tout petit encore groggy par la leçon  d’une telle écoute par un tel ovni. (LE PLUS GRAND GROUPE DE MÉTAL PROGRESSIF DE TOUS LES TEMPS)........ CERTAINEMENT. PAPABORDG. Note: la plus haute qui soit bien entendu. 10/10.

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