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Publié par PAPABORDG.

VOLBEAT : Chronique du ELVIS BAND version METAL

VOLBEAT demeure depuis quelques années la tête d’affiche mondiale du métal danois, riche mais quelque peu moins prolifique, varié, et surtout moins reconnu que ces homologues scandinaves tel la Norvège, ou encore plus du géant suédois. Mais la nation au dannebrog vêtu d’un rouge vif et paré d’une croix blanche, tient là son excellence, sa perle, sa couronne avec un groupe qui nous enchante souvent par la pratique d’un hard-rock frais, énergique, au refrain fédérateur mais surtout très original ne devant rien à personne tout en restant puissant et très accessible. Le temps passe si vite, depuis 2005, VOLBEAT a déjà foulé les terres les plus éloignées de sa patrie, avec des concerts de toutes beautés mettant à nu six grandes productions dont la dernière SEAL THE DEAL AND LET’S BOOGIE (2016) qui déçut certains, et certaines qui lui reprochaient de rompre l’équilibre musicale du band de COPENHAGUE. Ce mix entre la puissance d’un METALLICA, le côté vintage des années 1950-1960, paré de tubes dont on ne peut se défaire. D’autres iront jusqu’à dire que VOLBEAT s’essouffle, tourne en rond, répétant une formule peu commune mais qui se meurt désormais et donc ne l’est plus. Les choses sont plus nuancées, ce sixième opus, étant bon mais sans y atteindre les monstrueuses œuvres du début et notamment l’impérial ROCK THE REBEL - METAL THE DEVIL deuxième du nom (2007).

Mais comme tout groupe les scandinaves ont mûri, se sont assagis et ont quelque peu changé comme un tas de légendes avant eux. Alors l’arrivée trois ans après d’un nouveau skeud métal rock n’ roll va t-il taire les langues toujours insatisfaites? Les avis risquent d’être encore nuancés et divergeants, et pourtant, et pourtant.... En cet été très aride, la vague de fraîcheur de REWIND, REPLAY, REBOUND va déferler sur vous tel un soulagement, un enchantement simple, mais structuré, beau, dont l’oreille ne peut, et ne veut se lasser. Replongeant les nostalgiques dans leurs vêtements d'écolier, l’insousciance de la vie jadis, le bon temps tel qu’il existait avant. Comme les chenapans de l’insolite artwork, entre bon et mauvais élève, chef de bandes et ses acolytes petites frappes.  Cette septième offrande se voit composée de quatorze morceaux (plus deux sur la version de luxe), pour une durée de cinquante six minutes. La production a été confier à leur compatriote danois que l’on s’arrache à tout va sur la planète métal, JACOB HANSEN, avec l’aide de MICHAEL POULSEN (chant/guitare), ainsi que de  ROB CAGGIANO (ex: ANTHRAX, guitare).

volbeat live

volbeat live

La bande à MICHAEL POULSEN fait une nouvelle fois la part belle à des invités prestigieux. La chanteuse MIA MAJA est une nouvelle fois très présente (« Cloud 9 », « the awakening of bonnie parker », « 7:24 ») sans oublier la participation sur plusieurs titres du HARLEM GOSPEL CHOIR dont sur la superbe introduction au disque qu’est « last day under the sun ». NEIL FARRON de CLUTCH sur « die to live » qui se sont déjà précédemment retrouvés sur scène pour une tournée commune. On retrouve un duo d’enfer toujours sur « die to live » en la personne de JACOB JACILDO (piano), et DOUG COCROCRAN (saxophone) du groupe JD MCPHERSON. Cerise sur le gâteau le grand GARY HOLT (SLAYER, EXODUS) fait déboulonner sons sens du solo rapide, technique et aiguisé sur « cheapside sloggers », sombre, métal, tout en ayant un refrain sacrément addictif. Un nouveau disque de VOLBEAT qui ne dépaysera pas le fan accompli mais en outre d’avantage orienté rock que métal même si il sait chasser sur les sentiers métalliques juste ce qu’il faut pour rendre encore plus interessant certains moments comme si les danois avaient besoin d’oxygène heavy pour s’épanouir encore plus et nous surprendre quelque peu. Les moments forts sont légions. Comment ne pas fondre au soleil avec l’énorme « pelvis on fire » dont ELVIS aurait pu laisser traîner les bandes à GRACELAND, repris méchamment par les moules beat d’aujourd’hui. Effectivement on connaît tous les penchants PRESLIEN de notre bourlingueur de service POULSEN. Pour info, elle ne peut qu’être dédiée au king celle-ci, puisque au début de la carrière du roi son surnom était PELVIS (le bassin), car aucun blanc n’avait osé bouger les hanches comme ça face caméra devant des millions de spectateurs. D’ailleurs il fut censuré par la suite et filmer juste au dessus de la ceinture. Oh mon dieu « pelvis on fire » va brûler les planches lors de la prochaine tournée et faire tourner des petits culs sur eux-mêmes provocant certainement l’hystérie de la gente masculine au taux de testostérone surélevé. Mais l’aspect tubesque s’applique aussi à des brûlots paraissant plus conventionnels et paresseux mais en fait il n’en est rien. Ce sont même parfois les plus attachants comme le génial « rewind the exit » qui flirte avec le vintage de luxe et dont les quelques sonorités plus appuyées relance son intérêt.

VOLBEAT : Chronique du ELVIS BAND version METAL

Ce qui compte aussi ce sont les variations que défend REWIND, REPLAY, REBOUND comme sur l’époustouflant « die to live ». Passant d’un rock punk énervé sonnant SEX PISTOLS (encore plus évident sur le très court « parasite » rappelant le « anarchy in the uk » des célèbres anglais »), à un blues rock énergique et endiablé. Comme MICHAEL le mime (et le siffle), même mon chien participe à la fête, balançant sa queue sur chaque rythme boogie man. La variété est une des forces majeures de ce nouvel écrin passant par du mouvement à une ballade magnifique comme « when we were kids » dont les intonations de voix particulières de POULSEN font mouche. Comme signaler plus haut, le pont métal fait du bien et redonne un piment supplémentaire au titre qui est une tuerie radio. D’ailleurs ne devrions pas le passer en boucle en france au lieu des merdes habituelles. Le côté film rock déjanté proche du stoner fêlé de QUEENS OF THE STONE AGE se signale sur l’incroyable « sorry sack of bones », démontrant encore une entité qui peut réellement tromper et surprendre. Évidemment rien que dans l'extrême qualité et seulement dans l'extrême qualité. Surpris sommes nous également par les guitares débutant « maybe i believe » qui est bien plus qu’un hit en puissance. La lead très courte est diaboliquement bonne toujours dans un esprit très SABBAT NOIR (BLACK SABBATH). Une tendance à appuyer sur la touche repeat nous gratouille les doigts. Enfin ça c’est aussi pour la boucle de l’opus dans son intégralité. En matière de pur produit VOLBEATIEN, « leviathan » est un must absolu avec des guitares qui tourbillonnent dans nos têtes, la laissant longtemps après en complète ébullition. Ce nouvel effort s’achève presque par du bon gros métal méchant « the everlasting », riff qui déchire sur la batterie de JON LARSEN qui s’affole, un super solo venant contrasté avec « 7:24 » qui clôt de façon très radio banquet américain ce REWIND, REPLAY, REBOUND. L’ordre inverse des deux morceaux aurait été pour moi préférable. De plus seule chanson un peu faible au milieu d’une véritable mine de trésors sonores. Mais VOLBEAT malgré ce très léger accroc tient là une vraie réussite sans doute l’une des plus belle dans leur discographie récente. En fait l’une des plus belle tout court pour PAPABORDG, grand fan devant l’éternel du roi du rock: ELVIS PRESLEY. Note: 9/10. PAPABORDG POUR LOUD TV.

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