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Publié par PAPABORDG.

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM D'UNEVEN STRUCTURE : UN VOYAGE CELESTE FAIT D’OMBRE ET DE LUMIERE.

PAPABORDG est bigrement en colère quand l’ignorance gagne la bouche avide de critiques du monde, des calomniateurs concernant la qualité du métal français. La scène des années 80 fut mythique rentrant désormais au panthéon de notre art musical avec des statues adulées par-delà les monts français telles que TRUST, SORTILEGE, WARNING ou SATAN JOKERS, entre autres.  Puis après la consécration, un déclin certain, mais point de vide astral avec toujours quelques sublimes groupes mais au succès plus confidentiel dont seul les vrais passionnés suivirent la route ( MISANTHROPE, MALEDICTION). La flamme de la reconnaissance internationale se fit ressentir de nouveau avec le souffle ardent du renouveau jaillissant sur le monde avec la stature de l’imposant écolo GOJIRA. Cette fois le cœur battant la chamade à travers tout l’hexagone mais aussi plus tard, plutôt assez vite d’ailleurs, sur le monde touchant même aussi loin sur les terres chaudes du pacifique. Un nouveau détonateur qui permît au sol français métallique de bouillir comme à la grande époque avec une abondance d’entités nouvelles à la personnalité bien affirmée, aux sons bien personnels, touché par la grâce et le talent (MANTRA, HYPNO5E, ALCEST, GORGON, KLONE, UNEVEN STRUCTURE, SEYMINHOL, BLACKBART et tant d’autres). Il aura suffît d’une locomotive pour réveiller un métal français sommeillant qui plus est capable désormais de tous les styles, de toutes les folies, et de toutes les excentricités. Oui la France est à la hauteur et grandement, ce troisième méfait de UNEVEN STRUCTURE va encore brillamment le prouver. Après un premier acte FEBRUUS (2011) surprenant par sa qualité extrême, la route fut longue par la suite, mais LA PARTITION (2017)  fut une franche réussie, un concept emprunt de magie et de féerie montrant un UNEVEN STRUCTURE évoluant dans l’art de la possession ultime. Un groupe unique développant une atmosphère très personnelle comme savent si bien le faire nos compatriotes.

L’attente fut moins longue que précédemment pour accueillir à bras ouverts une troisième œuvre du nom de PARAGON. Un artwork spatio-temporel représentant douze morceaux reliés les uns aux autres par un modèle humain (parangon) traversant des lumières atmosphériques, progressives ou des éclairs foudroyantes djent. Doux, méchant, mélancolique, envoûtant, sombre, PARAGON à plusieurs identités ne servant que la force vive d’un tout bien homogène. Un « innocent » symbolisant la créativité exacerbée du groupe, la complexité de la musique côtoyant l’émotion enfantine. D’un sentiment fort et sincère, UNEVEN STRUCTURE nous amène plus vers un monde artificiel fait d’une marche funeste et mécanique (« caregiver ») pour nous plonger dans la colère du hors la loi (« outlaw ») dont les riffs alambiqués font penser à la messe noir extraterrestre d’un MESHUGGAH sans forcément s’y attarder vraiment, tant il peut être traversé par une infinie plénitude (« explorer »). L’exploration d’un monde inconnu, divin dont l’étendue est si vaste, dont seul le créateur (« creator ») connaît les moindres recoins, secrets et desseins.

PARAGON est un voyage céleste fait constamment d’ombres et de lumières en perpétuelles mouvement, s’opposant sans cesse, luttant l’une contre l’autre pour asseoir son pouvoir sans y parvenir vraiment. Une attraction, une spirale qui nous prend follement, totalement enivrante semblant servir un équilibre fragile sentimentalement, à fleur de peau, toujours sur la corde raide, prêt à imploser, mais se complétant à la perfection musicalement, comme sur le brûlant « ruler ». PARAGON atteint à cet instant des sommets dont il est difficile de redescendre avec une partition musicale peu commune. C’est toute l’histoire de ce nouveau disque incroyable qui ne se comprend pas vraiment mais se vit intensément comme sur le monstrueusement riche « jester » se prolongeant sur les sons épiques et majestueux de « sage » et de « lover » dont l’introduction grandiloquente et inquiétante redescend juste un peu sur le velours du chant de MATTHIEU ROMARIN. Un amoureux partant en guerre totale vers la fin du titre, déferlant sa haine dans un cataclysme sonore très inquiétant faisant tressaillir les sens. Comme cela a toujours été, la batterie est à tomber par terre, ahurissante ! L’élément primordial de UNEVEN STRUCTURE pour PAPABORDG, celui qui fait toute la différence depuis le début. La performance d’ARNAUD VERRIER (ex: KADINJA) est rare et une nouvelle fois à saluer fortement tant il est stratosphérique. La violence très accrue sur « lover » perdure sur une dernière attaque frontale avec « everyman » avec son refrain haut en couleur parcouru à deux sur quelques instants (chant féminin). Comme pour le précédent on sort lessiver d’un tel disque qui peut se réécouter un tas de fois avant d’en déceler une infime partie, sans savoir si réellement on est connecté avec la pensée de nos frenchies. En outre dès les premières notes de PARAGON notre esprit fait un voyage céleste fait d’ombres et lumières comme un film futuriste que l’on peut imaginer ou rêver, où tout un tas de sentiments se mélangent et dont on sort confus, chaos à la recherche de la vérité, d’une vérité...... Note: 8,5/10. PAPABORDG POUR LOUD TV.

UNEVEN STRUCTURE - Paragon

UNEVEN STRUCTURE - Paragon