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Publié par Anne Emone

Interview avec UNCUT pour le Maxi 'From Blue'

 

 

Pour qui regarde une affiche de concert, l’œil est invariablement attiré par le nom du groupe principal, celui qui est écrit en grosses lettres et qui, à coup sûr, remplira la salle de concert.

Mais, pour qui aime faire des découvertes, l’œil se promènera sur cette même affiche, et dénichera d’autres noms, promesses d’aventures auditives palpitantes

C’est le cas du groupe Uncut, groupe qui joue dans les pas du grand frère Klone pour leur tournée actuelle.

Une voix juste ce qu’il faut d’éraillée pour chanter du blues, des rythmes tantôt groovy, tantôt rock, un petit air « revival », UnCut revisite les 70’s avec juste ce qu’il faut de modernité. Avec brio, classe et élégance. Un groupe à découvrir et que l’on retrouvera certainement, un jour, en haut de l’affiche.

 

Qui est UnCut et d’où venez-vous ?

Uncut, c'est Pablo Fathi à la batterie, Enzo Alfano à la guitare lead, et Alexy Sertillange au chant et à la guitare baryton. C'est du rock brut, des idées 70's sur du son 90's. On s'est rencontré en 2016 à Poitiers, et on a construit notre premier set live en avril 2017.

 

Comment vous êtes-vous retrouvés sur la tournée de Klone ?

 C'est assez simple, on avait déjà joué en co-plateau avec eux en unplugged, et ils nous ont présenté Syncope Prod, une boîte de booking qui bosse super bien. C'est clairement eux qui ont organisé la tournée.

 

Comment se passe-t-elle ? Quel est votre état d’esprit sur cette tournée ?

C’est super, en plus de jouer ensemble souvent, humainement, ça se passe super bien, on se marre beaucoup ! Et maintenant, notre ingé son live fait le son pour Klone aussi, et Enzo fait la basse chez eux aussi en ce moment. On peut dire que tout roule ! Le but c'est de jouer tout le temps !

 

Vous aviez joué ensemble en acoustique, cette fois c’est en électrique, l’ambiance doit être sensiblement différente ?

Clairement, autant pour Klone, leurs compos sont adaptables en unplugged très facilement, car ils composent en acoustique, mais pour nous, on réarrange notre musique en unplugged, ce qui donne une énergie blues-ballad, c'est assez difficile de trouver le juste milieu entre l'ambiance acoustique et l'électrique, il y a encore des compos qu'on n’a pas su réarranger. Et on préfère largement l'énergie énervée de l'électrique !

 

Vous allez sortir votre premier EP, comment se sont passées l’écriture et la composition ?

La partie compo, ça faisait un bon moment que tout était calé, on a enregistré l'instru chez Francis Caste, au Studio Sainte-Marthe, et les voix ont été posées chez Guillaume Bernard qui a aidé Alex à faire les prises, lui a filer des conseils, c'était vraiment cool de bosser avec eux, et très judicieux. Le tout dans la bonne humeur, avec beaucoup d'envie pour tout le monde, c'était vraiment cool.

 

Vous avez déjà pas mal tourné avant de sortir votre EP, est ce que l’expérience du live est importante pour composer ? Est-ce que vous pensez à ce que vos compos donneront en live ?

C'est vrai que nos compos sont calées depuis pas mal de temps, et effectivement, s'imaginer ce que donne le prochain son en live est de rigueur, et on trouve toujours des dates "tests" dans des bars pour les nouveaux morceaux, ça nous aide à les arranger par la suite.

 

 

 

Dans votre musique, il y a du blues, du rock, du Led Zep, un peu de Deep Purple, beaucoup du son des seventies, comment êtes-vous tombés dans la marmite du « revival » ?

On est tombé dedans sans faire exprès. Les morceaux, où -Enzo ramenait les riffs principaux, étaient vraiment dans la veine 70's, ce qui nous parle à tous les trois. Le revival est plus une manière de définir le style, mais l'idée est quand même d'avoir un son moderne, et d'avoir ce juste milieu entre les idées 70 et le son 90.

 

Qu’est-ce qui vous touche dans cette musique ?

Ce qui nous touche, c'est la "simplicité" des riffs efficaces, et ce côté brut, où beaucoup aurait arrangé les compos autrement, des multiples backs vocals et harmos planquées, des couches de gratte rajoutées, etc.. mais ça aurait perdu de son poil. C'est ce qu'on aime dans nos sons : le rock où t'as deux grattes, une drum, un chant et des harmos faites en live par Enzo et Pablo, c'est tout.


 

Interview avec UNCUT pour le Maxi 'From Blue'

Vous avez été classés dans la playlist de Rolling Stone lors de la sortie de votre clip, félicitations à vous ! Comment avez-vous géré cette « notoriété » et qu’est-ce que ça vous a apporté ?

Merci ! À vrai dire, il n’y a pas de notoriété à avoir. On est très content de voir les articles et les playlists tomber au fur et à mesure, ça nous aide beaucoup dans nos recherches de dates etc.. Mais c'est le but aussi d'être sous la Klonosphère qui gère la distribution et la promotion. Après, on veut surtout jouer partout, donc la collaboration avec eux était quelque part nécessaire !

 

Vous avez fait un financement participatif pour sortir votre EP. C’est une formule qui vous convient ?

On tient à dire que le financement participatif a servi à payer une partie du studio, on a enregistré 10 pistes à Sainte-Marthe. On voulait sortir l'album cette année, mais il fallait le teaser avec un EP, on a choisi de repousser l'album à 2020 et sortir un EP 7 titres pour le promouvoir correctement. Et sans le financement, ça aurait été très difficile de présenter quelque chose cette année. La formule, avant de nous convenir, était nécessaire à notre projet, et on a hâte d'honorer nos engagements vis à vis des contributeurs. Mais il faut qu'on continue à jouer et à bien teaser l'EP pour qu'on puisse leurs envoyer ce qu'on a promis !

 

Vous collaborez avec Klonosphère, c’est important d’avoir ce genre de structure qui vous soutient ? Cela vous permet d’être à 100 % sur la musique ?

Oui, c'est important ! On peut toujours imaginer de faire du DIY, mais c'est beaucoup d'énergie, et de temps. Le fait de passer par une structure comme la Klonosphère qui a 20 ans d'existence nous évite un paquet de mauvais choix, d'erreurs que font beaucoup de gens, et nous les premiers d'ailleurs. On peut pas dire que ça nous débarrasse de tous les à-côté de la musique, mais leur boulot est tellement conséquent sur la distribution, promo, démarches en tout genre, mise en ligne… , on peut ne pas se permettre de s'en passer. C'est eux qui nous ont adressé à l'édition "LES AIRS À VIF", à la boîte de booking "SYNCOPE PROD" C'est un gros plus dans le développement d'un projet musical.

 

UnCut est un groupe originaire de Poitiers, pouvez-vous me parler de la scène métal régionale et quels sont, selon vous les groupes qu’il va falloir suivre (à part vous, bien sûr) ?

Il y a beaucoup de groupes à Poitiers, surtout dans le rock métal et dans le rap, beaucoup sont très bons. Sur le rap on fait référence à "NEWMED" Ils sont très chauds. Et pour le rock/métal, il y a les « NECROMANCERS » qui viennent de Poitiers, les "FULL FICTION" qui ne sont pas loin non plus, "BIRDSTONE", qui sont maintenant à Tours mais qui ont créché à Poitiers un bon moment, "POLAR MOON" en développement aussi. Bref, il y a beaucoup de groupes talentueux par chez nous. Il faut les écouter ! Mention aussi, au groupe "HOWARD". Leur chanteur a posé en feat sur Deandra, dispo sur l'ep. Ils ne sont pas forcément de la région mais c'est la dernière grosse claquasse qu'on a pris avec "BIRDSTONE"

 

Quelle est votre actualité à moyen et long terme ?

Des clips sont en construction, on a hâte de les sortir, et on est déjà en train de construire le deuxième album, il faut qu'on arrive à respecter nos délais, avec aussi des guests sur quelques chansons, notamment les cuivres de "PIERRES ET FILS", un feat chant aussi dessus. Bref, composer, tourner, remettre le couvert, et ainsi de suite ! Ce qu'on veut, c'est poncer les scènes et cafés concerts de France, et pouvoir s'exporter dans les pays étrangers avec un peu de labeur et de chance !

 

Je vous laisse le mot de la fin

Le but, c'est de brûler la route, et tout donner sur les concerts, c'est la mission ! Faut sauver le rock tous ensemble !