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Publié par PAPABORDG.

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE KVELERTAK : COMME UN COUP DE FOUDRE, UN NOUVEAU DEPART QUI ELECTRISE TOUT.

KVELERTAK fait partie de cette nouvelle génération au talent incroyable dont beaucoup (pas tous, mais énormément) sont issus des terres glaciales de Scandinavie. Comment peut-on engendrer une telle pléthore de talents dans de si petits pays? Quel est leur secret? Il y en a t-il un? PAPABORDG s’interroge toujours fortement, mais comment est-ce possible? Les gènes, la culture, le climat? La réponse leur appartient.

 

Revenons à nos fous furieux Norvégiens. Parce qu'ils le sont vraiment (voir l’interview de LOUD TV à paraitre dans les prochains jours). 3 premiers albums remarquables, qui plus est, uniquement dans leur langue natale, où KVELERTAK (technique de combat consistant à serrer le cou de son adversaire, afin de le soumettre où de le neutraliser) possède cette capacité à mixer les styles (hard-rock, rock 70’, black metal, thrash, sludge, heavy metal, punk hardcore) que beaucoup veulent à tout prix dissocier. Une musique terriblement addictive tout en étant sacrément surprenante et originale. Depuis 2010 et leur album éponyme, KVELERTAK fait preuve d’une vitalité extrême, bousculant les conventions, secouant le monde du metal avec des fans de plus en plus nombreux et hystériques, recevant même des prix et éloges diverses. Les gars de STAVANGER (leur ville) ont reçu une plaque en or pour son album éponyme et premier album par la star mondiale qu’est DAVE GROHL (FOO FIGHTERS) et deux SPELLMANNPRISEN AWARDS (l’équivalent norvégien du GRAMMYS, meilleur espoir, meilleur groupe de rock). MEIR (2013) fut dans le top 20 metal du magazine mythique qu’est le ROLLING STONE, terminant même deuxième de ce prestigieux classement. Le terrible NATTESFERD enfonça le clou se classant à chaque fois dans tous les sommets (tops) de 2016 de la sphère métal. Côté scénique ils ont déjà fait des prestations de folie avec les plus grands tels que METALLICA, SLAYER, ANTHRAX, GOJIRA, mais aussi avec des compatriotes scandinaves, eux aussi au succès nouveau et grandissant: GHOST (suédois).

 

 

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE KVELERTAK : COMME UN COUP DE FOUDRE, UN NOUVEAU DEPART QUI ELECTRISE TOUT.

Pourtant ERLAN HJVELIK (chant) annonce son départ en juillet 2018, évoquant des objectifs et besoins personnels qui ont amené le groupe dans des directions différentes. Une mauvaise nouvelle pouvant casser la dynamique positive de KVELERTAK. Heureusement il n’en n'est rien, remplacé fut-il dans la foulée par IVAR NIKOLAISEN (SILVER, THE GOOD, THE BAD AND THE ZUGLY), un ami de longue date, dont on peut entendre déjà les cris stridents en 2010 avec KVELERTAK sur le titre « blodtorst ». De son métier de  charpentier, il passe donc chanteur à plein temps d’un des groupes scandinaves les plus prometteurs du moment, renouvelant ainsi l’énergie salvatrice du groupe. Avec des idées déjà bien définies, une direction musicale claire dès le départ, IVAR NIKOLAISEN (chant), VIDAR LANDA (guitare), BJARTE LUND ROLLAND (guitare), MACIEK OFSAD (guitare, chant), MARVIN NYGAARD (basse), HAVARD TAKLE OHR (batterie) partirent en 2019 à SALEM (MASSACHUSETS, US) au GODCITY STUDIO de KURT BALLOU (CONVERGE), qui avait déjà réalisé les enregistrements précédents pour ce qui allait devenir SPLID, quatrième skeud des KVELERTAK. Comme un changement en amène souvent d’autres, SPLID sortira le 14 février sur le label discographique américain RISE RECORDS (créé par GRAIG ERICKSON en 1991), remplaçant la maison de production ROADRUNNER RECORDS avec également pour la première fois trois titres en anglais, notamment sur le duo avec Troy de MASTODON ci après.

11 morceaux toujours plus rock n’ roll, metal que jamais, mais surtout bien plus punk hardcore désormais, dont un duo co-écrit avec TROY SANDERS (MASTODON) « crack of doom ». Tout comme son producteur KURT BALLOU, le graphiste JOHN DYER BAIZLEY (BARONESS) est toujours de la partie, signant de sa main habile et géniale, une nouveau illustration tout aussi particulière, et belle que les précédentes. Premier élément, la voix de IVAR, qu’en est-il?  SPLID étant bien plus basé sur des sons punk hardcore que ses aînés, les vocaux peuvent au début un peu saturer nos oreilles par ses nombreux cris hargneux très aigus, mais en fait au fil des écoutes, il n’en est rien, absolument rien. Pourquoi? Parce qu’ils collent parfaitement avec l’énergie presque psychédélique dégagée par les nouveaux titres de SPLID. De plus sa voix claire est très agréable, admirablement bien soutenue est-elle par un gros travail des autres membres du groupe sur des chœurs qui foisonnent sur SPLID. Ceux-ci se juxtaposant à merveille avec les refrains superbes de ce nouveau skeud.

Le premier single « bratebrann » est juste une MERVEILLE, des guitares pyromanes avec des riffs sensationnelles thrash groovy (METALLICA à son âge pubère). Une énergie incroyable très rock n’ roll  faisant passer AIRBOURNE pour des enfants de chœur (ça sautille comme les jeunes kangourous, mais ici ils sont AFFAMES). Et guitares COME ON.... Un feu fou, au refrain génial avec une fin délirante (piano hystérique). Peu, très peu sont capables d’une telle mine sonore. Le second single est « crack of doom avec son riff d’intro très rock qui nettoie les cages à miel. Le duo vocal IVAR NIKOLAISEN/TROY SANDERS est d’une grande complémentarité mettant un orbite un refrain assassin sur le croon énorme du MASTODON. Du rock classique de grande envergure copulant avec un punk bien énervé. KVELERTAK s’amuse, que dis-je s’éclate, réveillant, bougeant activement les petits culs de ces donzelles endormies sur le dance floor. Par Odin, la foudre nous a frappé, comme possédés;  nous participons à sa débauche frénétique qu’il glisse sournoisement dans nos oreilles encore pucelles. Et celles-ci seront encore amoureuses de nombreuses fois sur SPLID, de très très nombreuses fois. La violence jouissive de « necrosoft », son refrain festif, chanté telle une orgie musicale sur un piano discret. Les guitares exceptionnellement mélodieuses (ça chante les 70´) du méchant « ragaland » (l’ouverture de SPLID) contrastant parfois avec la rugosité des riffs (punk) que délivrent le band. Une nouvelle fois on danse, on se trémousse, se frotte sur un refrain juste palpitant. Le plaisir est si intense, qu’il soit court ou long, KVELERTAK nous emballe lascivement et âprement à chaque fois comme sur les plus de huit minutes (8m11s) de l’épopée délirante de « delirium tremens ». La larme à l’œil, on pense au grand SEX PISTOLS sur « discord » (encore quelques notes de piano pour ce SPLID en norvégien), et « uglas hegemonie » tout deux excellents et crades à en pleurer. Mais KVELERTAK est sur tous les fronts, gagne toutes les batailles musicales, celle aussi du groove qui l’agite le menant avec subtilité sur les sentiers du déhanchement sensuel. Qui a dit que PAPABORDG était fou? Sûrement pas !

 

KVELERTAK qui nous invite à se coller sur notre moitié de façon endiablée sur le sismique « fanden ta dette hull! ». Notre couple passe par toutes les phases, soyons twist, soyons rock, soyons speed, soyons FOUS, SOYONS FURIEUX.... Mais attention à l’arrêt cardiaque où au membre cassé sur l’accélération méchante du tempo, elle ne vous ne le pardonnerait pas. Surtout que la tension féline et addictif ne retombera jamais, et sûrement pas avec l’original « tevling » (un bijou). Ici La voix de IVAR y est l’attraction principale, celle qui chope au vol sans bouger le petit doigt. Avec « stevnemote med satan » les phrasés et sons diffèrents, KVELERTAK swing parfois même sur de belles joutes atmosphériques, en s’aventurant quelque peu sur les terres humides Géorgiennes du MASTODON. Pour finir, certains ou certaines diront enfin, le black métal est de retour. En fait il a toujours été là, par bribes certes, mais bien là. Et la démonstration est des plus frappante sur « ved bredden av nihil » qui débute pourtant pas de délicats accords acoustiques taciturnes, vite rattrapés par un tourbillon de notes, de passages apocalyptiques, bien aidé en cela par la voix hystérico-dingo de NIKOLAISEN. Le constat est sans appel ! SPLID est monumental, addictif, jouissif, collant à la peau comme un tee-shirt un soir de canicule, comme le premier baiser échangé (avec la langue) un soir de pleine lune. Aller, n’ayez pas peur, essayez-vous au petit pas chaloupé du guerrier KVELERTAK car Ici le spleen n’est plus à la mode. Note: 9/10. PS: ne pas aller voir « ça », cette chose hybride juste fantastique au trabendo le 03 mars 2020 relèverait du péché capital. PAPABORDG dans les bras humides de LOUD TV.

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE KVELERTAK : COMME UN COUP DE FOUDRE, UN NOUVEAU DEPART QUI ELECTRISE TOUT.
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