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Publié par PAPABORDG.

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM D'ANNIHILATOR "BALLISTIC, SADISTIC" THRASH’ EM ALL.

Oyez métalleuses et métalleux PAPABORDG est là plus fou que jamais, headbangant comme un dingue, se léchant les babines sauvagement et langoureusement à l’idée de vous retrouver une nouvelle fois ce dimanche 26 janvier pour vous présenter une sortie de luxe, que dis-je de grand prestige, le dix-septième album (BALLISTIC, SADISTIC) de la bande à JEFF WATERS (guitare, chant), pour l'un des plus cultismes groupes canadiens : ANNIHILATOR !

 

 

Pourtant il y a pas encore pas si longtemps que ça, la déception fut immense, le monde apprenant le départ du chanteur DAVE PADDEN (2003-2014 et cinq skeuds). L’homme providentiel, le chant idyllique d’ANNIHILATOR (mais aussi sa guitare rythmique), ayant apporté une certaine stabilité et grandeur à l’entité canadienne, le binôme parfait selon maître WATERS lui-même. Malheureusement avec JEFF, rien ne dure.... La suite on la connaît, WATERS comme d’habitude prit tout à son compte, y compris le chant, repartant avec une énième formation (si celle-ci en était une réellement?) sortant un SUICIDE SOCIETY (2015) trempé dans le formol. Des prestations scéniques pitoyables, un ANNIHILATOR fatigué, mou, peu inspiré, avec un album « suicide » portant mal son nom. L’inquiétude était grande, étions-nous entrain d’assister à la fin (sa chute c’est certain) du démon annihilé? Heureusement il n’en fut rien, deux petites années suffirent à rectifier vivement le tire avec un FOR THE DEMENTED (2017) démontant tout sur son passage. Varié, fun, groovy, original tout un tas de qualificatif pour parler de lui et de sa bête hideuse. PAPABORDG put vérifier la véracité de ses propos sur scène et eu le privilège d’assister à la performance scénique du groupe sur les planches du PETIT BAIN, le 27 octobre 2019. Un line-up puissant, soudé, délivrant une partition de choix. Pendant le concert JEFF annonçant à la petite foule en délire (450 personnes), un nouvel album en début d’année 2020, dont deux morceaux furent présentés furieusement. A l’époque je ne fus pas franchement emballé d’ailleurs par ceux-ci.

 

 

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM D'ANNIHILATOR "BALLISTIC, SADISTIC" THRASH’ EM ALL.

Aujourd’hui, je peux vous livrer un verdict réfléchi et définitif, BALLISTIC, SADISTIC est une tuerie sauvage. Un disque rageur, technique, rappelant le son des trois mythiques premières œuvres (ALICE IN HELL (1989), NEVER, NEVERLAND (1990), SET THE WORLD ON FIRE (1993), un de mes préférés. Peut-être le meilleur depuis SCHIZO DELUXE (2005), avec des lignes de guitare dont WATERS ne pensait plus pouvoir atteindre. Cette nouveau débauche de THRASH METAL de dix titres (avec un bonus « that’s Life » écrit par DEAN KAY et KELLY GORDON puis populariser par THE VOICE alias FRANCK SINATRA) a été écrit, interprété, conçu et produit une nouvelle fois (personne n’est étonné) par nul autre que le guitariste/vocaliste du gang de OTTAWA. L’enregistrement « old school » fut réalisé dans son tout nouveau WATERSOUND STUDIOS UK, à la pointe de la technologie, à DURHAM dans le nord-est de l’Angleterre plus tôt en 2019. Etant le seul créatif du groupe depuis toujours (ou presque), il est difficile pour WATERS de ne pas se répéter, de renouveler sa musique sans renier ce qui fit sa gloire jadis.

Dans l’ensemble les paris sont réussis. Effectivement BALLISTIC, SADISTIC est bien différent de son prédécesseur, lorgnant vers le passé mais sans le copier, mais plutôt en le magnifiant. Comme sont artwork violent et sadique, il est un coup de poing en pleine face de son auditoire, tout en étant d’une finesse redoutable. Du pur THRASH METAL des plus goûteux avec quelques relents du passé 80’s venant aérer un disque sans aucunes concessions. ANNIHILATOR est en guerre l'annonçant d’entrée de jeu avec le riff canon de « armed of the teeth », puis le proclamant haut et fort avec le rapide et surpuissant « i am warfare » dont le solo vertigineux donne des palpitations cardiaques. L’intro sombre et apocalyptique de « the attitude » est une merveille, annonçant une THRASH attitude remarquable. Malgré des tempi toujours méchants et rapides « BALLISTIC, SADISTIC » ne lasse point, car il sait par de très cours instants ralentir quelque peu la cadence (ou pas d’ailleurs) en mélangeant parfois subtilement son THRASH avec des sons plus proches du heavy rock des années 80’s comme sur l’excellence de « psycho ward » (PAPABORDG en écoutant la fin pense immédiatement à un titre de JORN LANDE sur WORLCHANGER, « sunset station »). Côté furia, ANNIHILATOR frappe fort avec des morceaux qui risquent d’en méduser plus d’un comme « out my garbage » avec son long passage riffing (à la moitié du titre) complexe, groovy et très jubilatoire. Comment rester de marbre également sur les folles interventions de JEFF WATERS sur « dressed up for evil »,  à chaque fois bien lancé sur orbite par la basse de RICH HINKS (basse, choeurs). On en tousse d’épuisement (la fin). Ce qui ne s’arrangera pas sur l’hymnique « riot » au pas lourd comme le glaive, déversant sa lave en fusion pour tout figer sur son passage. Son pont atmosphérique y est plus rock n’ roll, surprenant bien son monde. PAPABORDG n’imagine même pas les dégâts que ce morceau engendrera sur la prochaine tournée.

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM D'ANNIHILATOR "BALLISTIC, SADISTIC" THRASH’ EM ALL.

Fichtre, Monstrueux. Oh que oui, mille fois oui, PAPABORDG fait déjà la danse du SIOUX chez lui devant la miroir en faisant tanguer amoureusement son pelvis à l’écoute du mémorable « lip service » dont l’esprit fun, engendré par la section rythmique basse/batterie ( FABIO ALESSANDRINI (batterie)/ RICH HINKS (basse)) rappelle « knight jumps queen ». Le pont mélodique est lui un vrai hommage aux héritiers du heavy des années 80’s, notamment IRON MAIDEN langoureusement. Comme son homologue DAVE MUSTAINE (MEGADETH) sut si bien le faire parfois dans le passé, BALLISTIC, SADISTIC s’achève par une superbe cover de « that’s life ». Il faut le reconnaître, BALLISTIC, SADISTIC est un grand disque, avec une pléthore d’instants exaltants, magiques et jouissifs, mais dont seul le temps (et les fans) pourront affirmer, comme JEFF WATERS le prétend, si il mérite le statut de disque majeur dans la discographie du combo. En outre, il paraît évident que 2020 s’annonce sous les meilleurs auspices, avec un line-up enfin stabilisé (avec FABIO ALESSANDRINI (batterie), RICH HINKS (basse), AARON HOMMA (guitare, chœurs), JEFF WATERS (guitare, chant)), un JEFF WATERS (on pense beaucoup à DAVE MUSTAINE) à la voix en net progrès, même si il prétend souvent avoir une technique minimaliste à côté de ses idoles. Sans compter qu’ANNIHILATOR partira en tournée avec des nouveaux morceaux taillés pour faire exploser les thermomètres des salles du monde entier. THRASH’ EM ALL. Note: 8,5/10. PAPABORDG POUR LOUD TV.

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