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Publié par PAPABORDG.

CHRONIQUE DE DIRTY SHIRLEY : HERE COMES THE KING ?

L’association qui vit le jour récemment, ALLEN/OLZON tutoie déjà les sommets. Bénéficiant de la protection créatrice du génie gratteux MAGNUS KARLSSON (PRIMAL FEAR, guitare), elle nous donne un fantastique et émouvant WORLDS/APART, une œuvre rare dans son genre, et qui fera parti à coup sûr des indispensables en cette année 2020, à ne pas en douter. FRONTIERS RECORDS la maison de disque aux multiples projets hybrides ne semble pas vouloir en rester là, vraiment pas!  Effectivement elle frappe très vite et très très fort, avec un nouveau projet se nommant DIRTY SHIRLEY sorti en janvier (24 janvier) en toute discrétion, mais qui lui aussi marquera très vite de son sceau l’année en cours.


 

CHRONIQUE DE DIRTY SHIRLEY : HERE COMES THE KING ?

Cette fois le label sollicite une autre fine lame de la guitare, de celle incendiaire, aux notes félines, toujours pourvu d’un touché délicat et dont le feeling n’est qu’or : GEORGES LYNCH (ex:DOKKEN, LYNCH MOB, ULTRAPHONIX, THE BANISHMENT). Le Mythe multipliant les projets tous aussi grandioses les uns que les autres, travaillant d’ailleurs très souvent avec l’écurie italienne (SWETT AND LYNCH, KXM, THE END MACHINE). Cette fois l’idée lumineuse fut de combiner le génie de Lynch avec un jeune chanteur (vingt-huit ans) croate surdoué et très prometteur du nom de DINO JELUSIC (chanteur, musicien, compositeur). Cela vous parle? Le jeune Apollon n’est pas vraiment un inconnu pourtant ! Il fût le premier lauréat du concours de l’Eurovision de la chanson junior à COPENHAGUE, le 15 novembre 2003. Puis il bluffa son monde en 2018, débarquant de sa terre natale (ZAGREB) tel un ouragan sur la sphère métal, avec un quartette du nom d’ANIMAL DRIVE. Une voix EXTRAORDINAIRE, s’exprimant déjà au plus haut, sur le TRANS-SIBERIAN ORCHESTRA, dont le timbre y fit des ravages. Recommandé par un certain JEFF SCOTT SOTO (SOTO, SONS OF APOLLO) à SERAFINO PERUGINO (président de FRONTIERS RECORDS), la boucle fut bouclée. Des projets proposés au jeune DINO, c’est celui de LYNCH qui remporta les suffrages, sans aucune hésitation. La rencontre de deux grands artistes donnant naissance à l’entité DIRTY SHIRLEY (nom inspiré par l’une des premières compositions créée par le band). Les deux hommes composant ensemble l’intégralité des onze titres (56m33s) de cette première œuvre. Le line-up fut complété par une section rythmique redoutable, solide et très subtile. Avec WILL « science » HUNT (batterie, EVANESCENCE, BLACK LABEL SOCIETY, STATIC-X), et TREVOR ROXX (basse), un choix parfait pour asseoir les folies des deux autres sur une assise rythmique taillée dans la roche.

 

CHRONIQUE DE DIRTY SHIRLEY : HERE COMES THE KING ?

Côté son, la production assurée par LYNCH et le mixage par ALESSANDRO DEL VECCHIO (multi-instrumentiste et producteur) conférant à ce bijou un écho sonore juste parfait. DIRTY SHIRLEY y distille un hard-rock très varié, vibrant et original. Pourquoi original? Car GORGES LYNCH apportant cette touche si personnelle et particulière, en baladant sa créativité hors-norme et son instrument diabolique sur une voix et au service d’une voix rare, rappelant les plus grands (DIO, COVERDALE, LANDE). Attention, il ne s’agit pas d’une simple et vulgaire imitation vocale, DINO JELUSIC a certes des références exceptionnelles, mais son organe vocal reste unique, chaud, puissant et un brin rageur. Deux morceaux sublimes ont tout d’abord retenu mon attention, me faisant tressaillir les sens. Tout d’abord « siren song » avec son entrain et son énergie contaminante. Un riff excellent se posant sur un refrain à la lisière du monde de DOKKEN et de celui de WHITESNAKE. Et « the voice of a soul » un voyage blues rock magnifique et étonnant rappelant les glorieuses du serpent blanc britannique. Ces deux beautés me firent revenir immédiatement à ce premier disque, en y laissant définitivement derrière moi une première impression où je trouvais que DIRTY SHIRLEY manquait de peps. Ce qui était bien sûr faux, absolument déraisonnable de ma part d’affirmer une telle sottise. PAPABORDG découvre à sa juste valeur la totalité des perles qui ornent la musique de ce premier méfait. Et elles sont très nombreuses, procurant un sentiment d’addiction complet et incontrôlable. Le hard old school sombre et alternatif « i desappear » évoquant la crème du monde grunge: ALICE IN CHAINS. Une section rythmique groovante, un refrain implacable, avec ce déferlement de notes laissant planer la guitare de LYNCH au-dessus du titre, comme un ouragan d’improvisations. La somptueuse touche hispanique sur le tubesque « the dying », où les premières lignes vocales de DINO nous amène aux songes de la meilleure époque de  BON JOVI. Evidemment avec GORGES on abordera le monde de LYNCH MOB, avec deux morceaux « dirty blues » et « last man standing » certes classiques mais d’une grande efficacité, et d’une puissance redoutable. Qui plus est DIRTY SHIRLEY nous fait voyager à travers les états américains, dans la chaleur aride du désert californien avec le stoner « cold », ou bien au sud des ETATS-UNIS avec le Southern rock qu’est « escalator to purgatory », sans oublier le blues rock monumental déjà évoqué plus haut de « voice of a soul ». La fin surprendra quelque peu avec un « higher » un peu bordélique, mais original et bourré de feeling. Les leads y sont spectaculaires et d’une grande finesse, avec une fin très désarçonnante à la MESHUGGAH. Comme tous les artistes le disent « soigne ton entrée et ta sortie, et entre les deux fais ton métier ».

DIRTY SHIRLEY fait bien plus que ça, avec une entrée en matière « here comes the king » fabuleuse, dévorant tel un vampire les neurones sur un hard-rock à la RAINBOW. DINO va en faire pleurer plus d’un en évoquant le spectre unique du Roi RONNIE JAMES DIO. La fin quant à elle, avec ce « grand master » sera plus psychédélique. Percussions, acoustique, notes slidées. Cet album est une communion musicale autour d’un feu que n’aurait pas renié un certain LED ZEPPELIN. Ce nouveau binôme entre un jeune chanteur d’exception et un des meilleurs guitaristes que la planète ait engendré, est une réussite clinquante. Un hard-rock moderne, mais imprégné de l’âme des légendes. Pour les geignards, FRONTIERS RECORDS a déjà frappé deux fois très fort. SANS AUCUN DOUTE........Note: 9/10.

 

PS: peux-t-on parler de l’artwork? Non, sauf que l’homme à la batte de baseball, c’est LYNCH, qu’en pensez-vous?

DIRTY SHIRLEY

LINE UP: 

DINO JELUSIC: CHANT, CLAVIER, COMPOSITION
GEORGES LYNCH: GUITARE, COMPOSITION 
WILL HUNT: BATTERIE
TREVOR ROXX: BASSE

PAPABORDG POUR LOUD TV. THANKS A MON POTE MAN OF THE WASTELAND POUR CETTE DECOUVERTE.