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Publié par PAPABORDG.

CHRONIQUE DE FFDP / F8 : UNE F1 EN PERTE DE VITESSE?

FIVE FINGER DEATH PUNCH aura tout connu en cette dernière décennie (formé en 2005 à LAS VEGAS, premier skeud en 2007, THE WAY OF THE FIST), le meilleur, comme le pire. Lumière, gloire, richesse, succès, compte bancaire fort garni avec tout ce qui va avec de plus glamour, mais aussi de longs mois de turbulences extrêmes, d’excès à foison, mettant en péril la demeure FIVE FINGER DEATH PUNCH, et les membres qui la composent, la fond vivre et respirer. Toxicomanie, alcoolisme, doutes, incertitudes et changements en tous genres. Un IVAN « GHOST » MOODY baignant dans un fleuve quotidien d’alcool, un lit imbibé tout une vie durant, malgré plusieurs cures de désintoxication, parfois même forcées et en plein milieu de sessions du précédent le disque AND JUSTICE FOR NONE (2018). Devenant à chaque fois plus addict, souffrant, malade, laissant la faucheuse inexorablement s’approcher à grand pas pour le briser, lui enlever sa passion, sa famille, ses amis et ses rêves pour la plus part réalisés. Il n'est pas le seul membre de FIVE FINGER DEATH PUNCH à résoudre un problème de substance interdite, mais en tant que chanteur aussi charismatique (l’homme à la batte de baseball), constamment sous le feu des projecteurs, il a inévitablement d’avantage attiré l’attention d’un public parfois difficile et versatile. Il y eu aussi la sortie de JEREMY SPENCER (batterie) qui est parti quand une vilaine blessure l’empêcha de battre la mesure à plein régime, devenant flic, puis plus confusément cinéaste pornographique (le bougre....).


 

CHRONIQUE DE FFDP / F8 : UNE F1 EN PERTE DE VITESSE?

Voilà donc en 2020 un FIVE FINGER DEATH PUNCH sortant de ces années de turbulences, désormais sur la même longueur d’onde ayant pour objectif commun d’être le meilleur groupe de heavy metal du monde ! Alors place à l’élaboration de ce huitième album (F8) dont la conception commença en novembre 2018 au THE HIDEOUT RECORDING STUDIO à quelques minutes de LAS VEGAS (la patrie du KING LIVE, ne l’oublions pas) au NEVADA avec leur producteur attitré KEVIN CHURKO (qui est le 6e membre du groupe). 

 

L’enfer personnel de MOODY, les contraintes de temps, les tournées intensives et harassantes fit des deux œuvres précédentes GOT YOUR SIX (2015), AND JUSTICE FOR NONE (2018) des disques où émergent évidemment de véritables perles, mais aussi où nos cinq lascards ne prirent aucun risque, ne proposant finalement plus rien de spécial sur la globalité, un fond musical parfois plutôt basique où il semblait manquer quelque chose de particulier. Alors pour F8 au seize titres (dont deux bonus et une radio edit pour 55m30 ), FIVE FINGER DEATH PUNCH se devait de se renouveler un peu, évidemment sans trahir son concept original, mais nous proposer une monture revigorée, gonflée à bloc, proposant quelque chose de plus frais. Faisons durer le suspens quelque peu.....

 

 

Première surprise la mascotte aux traits terrifiants, bodybuildées, KNUCKLEHEAD le héros surpuissant, herculéen à disparu au profit d’un fond au dessein ésotérique où le huit est tourné formant le symbole de l’infini, avec au premier plan le logo F8, nom de ce nouveau disque et huitième du nom pour les américains. La boucle est bouclée. Une grande partie des paroles de F8 traitent de la lutte d’YVAN MODDY contre la dépendance, de ses conséquences et de son rétablissement comme vous l’aurez tous deviné. Le suspense n’est plus, allons droit au but.... Les premières écoutes procurent différentes sensations, celles de l'excitation, de la force de frappe extraordinaire de cinq doigts unis par l’émotion de l’existence si particulière, spécifique et difficile d’un individu, de la complexité d’un être humain et de son fonctionnement. Mais nous sommes aussi malheureusement rattrapés par la désagréable sensation de morceaux sublimes côtoyant d’autres un peu plus passe partout. Ce qui est incroyable, ce sont ces canons musicaux moteurs qui nous entraînent constamment à réécouter F8 pour finalement y adhérer complètement et assurément avec une joie de vivre et un entrain conséquent. On oublie presque tout, pour passer un super moment chargé de variété faite de surpuissance, de force mais aussi de tubes méchants ou non, de douceur, et d’émotions.

Pourtant un album plutôt difficile à réaliser, où le chemin de sa création fut parsemé d’embûches et d’obstacles diverses que le band fut obligé d’outre passer pour obtenir le meilleur de sa musique mais toujours dans la douleur. F8 est intronisé par une symphonie d’instruments classiques (violons notamment). « F8 », dont la tension s’intensifie par la montée en puissance d’une batterie technique, virevoltante et galopante pour éclater dans un feu brûlant sur le premier single frappant, dévorant les décibels sur « inside out ». On y retrouve tout ce qu’on peut attendre du cinq commandos, d’une musique qui tabasse mais touche bigrement. Côté machine à tube, personne ne pourra nier l’existence géniale d’un « living the dream » et de son riff sous-accordé qui découpe. Sûrement, assurément « a little bit off» fera encore mieux dans sa domaine avec groove et légèreté, atteignant ados boutonneux comme papis/mamies grabataires. Le cinq majeur se surpassant même sur les guitares gloutonnes de « to be alone » et de son refrain qui enchante réellement. Mais la préférée de sieur PAPABORDG pour son côté ultime radio reste « darkness settles in ». Après avouons que FIVE FINGER DEATH PUNCH est encore plus exaltant quand il nous chavire le cœur nous secouant le cocotier en même temps comme sur le monumental « bottom of the top », ou bien sur l’inévitable « leave it all behind ». Deux must à déguster sans modération ! 

On obtiendra aisément l’accord parental sur la partition de « brighter side of grey ». Même nos chers « vieux » ne pourront y résister. Les deux bonus proposés par FIVE FINGER DEATH PUNCH ne font pas tâche, surtout le garde à vous du monstrueux « making monster » dévorant à coup sûre l’asphalte de la tournée actuelle et des futurs concerts. PAPABORDG fut septique au début, embarrassé même, disons-le honnêtement, mais cette nouvelle galette, mérite un peu plus d’estime et de considération, car excellente à plus d’un titre. Un choc sonore dont KEVIN CHURKO à su bien promouvoir (la production) de par sa main de fer dans un gant de velours, F8 ré-alimentant les gaz d’une F1 qui ne se transformera pas en coccinelle. De là à dire que FIVE FINGER DEATH PUNCH est ou deviendra le meilleur groupe actuel de HEAVY METAL, il n’y a qu’un pas. Note: 8/10.

 


FIVE FINGER DEATH PUNCH F8
LINE-UP: 
ZOLTAN BATHORY (guitare)
JASON HOOK (guitare, chœurs)
IVAN MODDY (chant)
CHARLIE ENGEN (batterie)
CHRIS KAEL (basse, chœurs)

 


PAPABORDG POUR LOUD TV.

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