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Publié par PAPABORDG.

Chronique de l'album de EKPHRASIS : TREPIDANT !

Amies LOUDIENNES, amis LOUDIENS, han han, une chic planète nous tend les bras maintenant ! Foulons là, dansons dessus aujourd’hui, oh oh oh, sur cette sphère qui roule dans nos oreilles depuis des lustres, sans se tarir, que celle du metal progressif. Le chant enjoué j’ai, il est là me chatouillant encore les cordes vocales, après l’œuvre gargantuesque de CALIGULA’S HORSE (métal progressif), présentée avec brio par notre ami BEN. Mais c’est à présent une nouvelle fois aux français de se distinguer dans un domaine où le peuple gaulois excelle également (mais y en a t-il où ils ne brillent pas en metal?), depuis plusieurs années déjà. PAPABORDG va tenter de vous présenter avec sa folie habituelle, son humilité légendaire connue et reconnue dans le milieu (j’imagine déjà des rires sarcastiques sur de grosses bouches béantes), la planète EKPHRASIS, créée par l’excellence et la polyvalence d’un seul homme: BENJAMIN SAVARIAU (chant, guitares, compositions). Lorsque notre ami le talentueux (beau gosse de plus, il va beaucoup plaire à nos lectrices le bougre, faisant de l’ombre sans aucun doute à notre chroniqueur LOICK/TREZEGOAL), pensa EKPHRASIS pour le nom du groupe, ce ne fut pas par le fruit du hasard. Signifiant la description (littéraire) précise et détaillée d’une œuvre d’art. Plus précisément, une figure consistant à mettre sous les yeux du lecteur une description rappelant un autre art que la littérature : la peinture, la sculpture... Une définition correspondant totalement a ce que voulait BENJAMIN pour la spiritualité de son art musical. Une description détaillée de toutes choses... Pas uniquement de l'art.

 

Basé dans le sud de la France, plus précisément à Avignon (pas sur le pont), EKPHRASIS (fondé en 2015 sous forme d’un trio) fut au début très sporadique. Changement incessant de line-up, qui plus est avec un BENJAMIN en perpétuelle ébullition avec son travail de professeur de guitare en conservatoire, accompagnant (LIVE, TV) aussi d’autres artistes très connus de variété française (NATASHA ST-PIER, JOYCE JONATHAN, CHIMENE BADI....), laissant donc fatalement la bête prog metal parfois dans de longues phases de silence. C’est pour cela que l’on peut dire que l’entité EKPHRASIS fut réellement créée pour la sortie de ce premier disque: WEIRD INTERBREEDING (le 15 mai 2020). Dix titres pour plus d’une heure de métal progressif (1h 8 m), aux influences diverses mais dont l’une revient très souvent: PAIN OF SALVATION (« Whispers From Erebos », « breaking colours », « Gaïa's Equanimity »). Et oui, j’en vois déjà trépigner d’impatience à la lecture du nom magique Suédois, ne mouillez pas votre culotte, s’il vous plaît, enfin pas encore! 

 

Chronique de l'album de EKPHRASIS : TREPIDANT !

EKPHRASIS resplendit aussi très souvent en mélangeant à la perfection plusieurs styles

BENJAMIN a su également s’entourer d’un line-up remarquable d’horizons diverses (fusion, métal, jazz, soul), l’aidant fortement à assouvir ses fantasmes musicaux les plus inavouables. CLEMENT PERNET (batterie), FRANCK HERMANNY (basse), MARINE GARCIA partie depuis peu (chant, claviers) sont tous très très bons, méritant qu’on les citent plus d’une fois. Mais vous l’aurez tous déjà compris, en plus de gérer le groupe, Monsieur SAVARIAU s’occupe de tout l’aspect créatif (compositions, arrangements, visuel, enregistrement), ayant la bonne idée d’un artwork peu commun et énigmatique (une peinture abstraite qui me fait penser à la représentation du flux sanguin, transporté dans le corps humain, un fond libre de droit) pour WEIRD INTERBREEDING, avec un logo en haut à droite, fort réussi. Une auto-production enregistrée, mixée et masterisée par ses soins (BENJAMIN SAVARIAU). Après toutes ses effluves de paroles, intéressons-nous plus particulièrement à la musique magnifique de ce premier album, ne connaissant aucune faute de goût pour ma part.

 

Une toile stylistique très technique, alambiquée, faite de polyrythmies et de soli endiablés, avec même du chant growlé (« Whispers From Erebos », « I'd Never Thought To Try », « Weird Interbreeding »). Mais sans y avoir oublié ce qui fait d’un simple disque, un grand disque: L’EMOTION ! Une preuve magistrale en est faite avec l’étincelant « a Maze In Oneiroi II », d’une complexité désarmante, tout en s’alliant à une beauté incroyablement simple et émouvante. Benjamin y allume une intervention lead guitare effarante de toute beauté. EKPHRASIS resplendit aussi très souvent en mélangeant à la perfection plusieurs styles. DJENT et JAZZ se côtoie sur « Whispers From Erebos », METAL PROGRESSIF et JAZZ ROCK se frottent sur « through the mirror », copulant à merveille sur l’extraordinaire « I'd Never Thought To Try », une caresse magnifique faite de groove, douceur et virtuosité (somptuosité est le mot définissant ce morceau). Les claviers de MARINE GARCIA sont extrêmement importants, apportant une réelle touche de subtilité et de fraîcheur à la musique des avignonnais (« modal work », « through the mirror », « A Maze In Oneiroi II ») faisant parfaitement corps avec la superbe voix de notre frontman. Une voix claire capable de tout, flirtant avec la soul, la pop, se baladant à sa guise sur des sons toujours d’une grande finesse et chaloupés, conférant le cachet unique, cherché par EKPHRASIS. Benjamin va jusqu’à nous hypnotiser sur l’exceptionnel « modal work », avec sa ligne rythmique batterie/basse redoutable (originale et omniprésente sur tout la longueur de l’album), nous faisant tressaillir les sens sur l’énorme « A Maze In Oneiroi II » avec ses voix se superposant avec tant de grâce, nous rappelant toujours l’influence majeure suédoise qu’est le grand PAIN OF SALVATION.

BENJAMIN SAVARIAU maîtrise tout à la perfection avec un talent rare et immense

Tout comme DANIEL GILDENLOW (chant, guitare, compositions, PAIN OF SALVATION),  BENJAMIN SAVARIAU maîtrise tout à la perfection avec un talent rare et immense. Toute cette débauche talentueuse de créativité, prenant son envole tout là-haut sur l’incroyable titre acoustique de fin « The Father's Piece » qui pourrait presque nous arracher quelques sanglots. EKPHRASIS est toujours plein d’optimiste sonore, rayonnant d’ondes positives, mais sonnant peut-être un plus DARK sur la splendeur instrumentale qu’est « nova » faite de joutes électro-acoustiques (un travail encore dément de maitre BENJAMIN SAVARIAU). Cela contraste quelque peu avec l’entrain des claviers du monumental « Through The Mirror » qui prend sa suite. Un morceau plus dépouillé, dynamique, sonnant plus heavy (surtout au début). BENJAMIN s’aventure même dans des paroles narrées et rappées (PAIN OF SALVATION) sur « Gaïa's Equanimity » dont l’intro est juste majuscule. La force de ce morceau réside dans ce travail vocal dantesque, et ces choeurs..... Relancés par un gros riff qui détone. Quand EKPHRASIS met plus de tonus et de méchanceté comme avec son éponyme « Weird Interbreeding », il est toujours aussi convaincant. Une voix à suivre sans doute.....Mais ce WEIRD INTERBREEDING est déjà une merveille, une franche réussite qui approche la perfection. Seul le son n’est pas parfait et peut s’améliorer avec plus de budget (sur les graves notamment et les riffs dont on ne perçoit pas assez la texture). Cependant il n’empêchera aucunement de placer EKPHRASIS, tout simplement comme la révélation PROG METAL de l’année ! Espérons qu’ils pourront intégrer très prochainement une très grande maison de disque pour y percer, en France, mais aussi dans le monde entier. L’immense potentiel est là, le reste ne sera qu’une question de temps. En France, nous avons trouvé notre PAIN OF SALVATION à nous, qui l’eut cru ?

FORMATION:
BENJAMIN SAVARIAU: CHANT, GUITARES, COMPOSITIONS
CLEMENT PERNET: BATTERIE

FRANCK HERMANNY: BASSE

MARINE GARCIA: CHANT, CLAVIERS

 
LISTE DES PISTES:
01. Whispers From Erebos - 5:59
02. Breaking Colours - 8:58
03. I'd Never Thought To Try - 4:22
04. A Maze In Oneiroi II - 5:30
05. Modal Work - 8:08
06. Nova - 3:44
07. Through The Mirror - 6:16
08. Gaïa's Equanimity - 12:32
09. Weird Interbreeding - 8:15
10. The Father's Piece - 4:43 

Un clip devrait paraître fin juin.

PAPABORDG POUR LOUD TV.

Note: 8,5/10.

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