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Publié par A.J.W

Les gens s’arrêtent souvent à ce qu’ils voient sur YouTube mais ne se rendent pas compte que la place de notre musique est sur scène.

Je vendrai jusqu'à mon âme pour une brise, une bourrasque, un zéphyr, ou rien qu'un minuscule alizé, ce sont les propos de Jack dans Pirates des Caraïbes. 


En ce qui concerne nos détrousseurs des mers, ce serait des bouteilles de rhum, des trésors, des femmes et de quoi faire la fête. Nos maudits pirates répondant au doux nom d'Alestorm, reviennent avec un 6 em opus qui dépoussière le genre : Curse Of The Crystal Coconut.


Sorti le 29/05/2020 chez Napalm Records, enregistré dans la villa privative du Krabi Road Studios avec vue sur l'ile magnifique et paradisiaque the Ao Nang Beaches en Thaïlande, Christopher Bowes et sa bande, ont pu nous narrer de nouvelles aventures en faisant référence à une icône de nos tendres années (dédicace à toi vieux lecteur de Loud TV), Donkey Kong.
Alestorm délivre avec Curse Of The Crystal Coconut, 11 titres des plus détonnant et étonnant, avec des invités de renom chopés au travers de ses diverses escales. Nous y trouvons donc Ally Storch (violoniste de renom), Captain Yarrface (chanteur de Rumahoy), Mathias ''Vreth'' Lillmåns (Finntroll), Patty Gurdy (chant et vielle à roue). 


Avec son True Irish Scottish Pirate Metal, nos brigands des Caraïbes nous dévoilent le premier titre Treasure Chest Party Quest, qui va nous mettre directement dans l'ambiance. Le terme y est approprié, puisque Alestorm se veut être un groupe festif, qui ne se prend pas au sérieux et fait pour le show. Ce premier titre donne le ton avec l'esthétique d'un parti yougoslave des années 80 qui nous emmène sur les riffs catchy de Máté Bodor, les solos de clavier de Elliot Vernon, et le chant puissant à 03 minutes 07 de notre capitaine de rafiot, Christopher Bowes.

Fannybaws, titre taillé pour le live, délivre un peu de calme sur cette mer qui s'annonce agitée. C'est l'histoire de Fannybaws, un vieux loup de mer qui a vécu d'incroyables histoires. Le récit est rythmé, c'est simple et efficace et nous arrivons rapidement à reprendre en choeur :


Fannybaws, he's a fearsome pirate
Fannybaws, he's the scourge of the seas
Fannybaws, with the black flag flying
Plundering, pillaging, spreading disease
Fannybaws, he's a fearsome pirate
Fannybaws, he's the scourge of the seas
Fannybaws, with the black flag flying

Le vent souffle d'un coup sur les voiles, pour nous faire prendre plus de vitesse avec les doubles kick de Peter Alcorn à la batterie sur Chomp Chomp. Titre plus thrashy sur ses riffs avec son solo de guitare parfaitement maitrisé.  Des envolées à la Blind Guardian, un bon moment avant notre escale à Tortuga.
Vous aimez les surprises ? Et bien, accrochez-vous avec les vocaux hip-hop de Captain Yarrface . Et oui lecteur de Loud TV, Alestorm prend avec ce titre les chemins du Nu-Metal. . On a poussé les tables, les chaises dans les locaux de Loud Tv, nos chroniqueuses de chic, de choc et de talent  nous ont sorti des choses incroyables dans l'expression corporelle dont nous avions méconnaissance nous chroniqueurs masculins. Loick s'il te plaît, ce n'est pas le manche de ta basse...c'est gênant.
Que l'on aime ou pas, il faut reconnaitre que c'est osé et super bien foutu. L'exercice de style sur ce titre n'est pas des plus simples. Proposer des sons pop dance hip hop metal folk dans une track, c'est couillu. Le Hip-Hop metal pirate vient de naitre, ça promet des battles de breakdance dans le pit.

Dans le paysage délirant et colorés de Alestorm, nous y trouvons pour la première fois des zombies avec l'excellent "Zombies Ate My Pirate Ship". La construction thrash du morceau nous démontre que Máté Bodor maitrise son manche (de guitare hein petit coquinou) et qu'il est capable de fissurer la mer en deux comme d'autres dans certaines mythologies, sauf que celui-ci le fait vraiment. Les claviers viennent harmoniser le tout puis quand vient le tonitruant : "Fuck you, zombie scum!" Hurlé par Christopher Bowes, le titre prend une autre dimension. La voix de Patty Gurdy se veut sirène, pensant les blessures de cette terrible bataille et redonnant un regain d'énergie pour l'équipage. Magnifiquement exécuté.
John s'il te plaît prend un mouchoir, tu inondes le local, t'es pas très grand du coup ça se remplit plus vite. Cet homme est un sensible et il a été touché en plein coeur, mais il colle parfaitement avec Call of the waves.

On sent l'appel de l'aventure, les embruns fouettent notre visage, cette ballade symphonique, épique et rythmée nous mets en joie. Les pirates de cette aventure chantent tous ensemble en choeur pour se donner l'énergie nécessaire d'aller casser du zombie ou autres diableries. Heu Anthony, je pense qu'une mouette à chi...enfin c'est lachée sur ton épaule. Ba oui je sais, les gestes barrières avec les mouettes ça n'existe pas Anthony.


Allez on y retourne en écoutant Pirate's  Scorn, l'histoire de cet arrière-grand-père Quint Skurvy qui a caché un trésor dans une idole, qu'un singe à volé et qui s'est rendu compte du terrible pouvoir de celui-ci.
Ambiance festive pour cette histoire de taverne avec le chant d'un vieux pirate qui en a traversé des épreuves et ça Christopher Bowes sait le faire. On va peut-être remettre une tournée ? on va appeler la serveuse! Elody Coco la  même STP... Coco ? comme Crystal Coconut ? bizarre ça, coïncidence ? On reprend la mer finalement pas le temps de s'en jeter une. Anne émone stp reste pas accroché à la table on repassera avaler une chopine.

En voilà un titre punk trad irlandais qui n'a aucun sens mais bougrement festif. On astique sévère sur le pont avec Shit Boat (No Fans). 1 minute 16 d'insultes avec notamment cette phrase magique “your pirate ship can eat a giant bag of dicks”. C'est trop court mais ça fait toujours du bien aux cages à miel. Aure'ly c'est fini, les navires, ils ont coulé, donc arrête de les insulter.
On reprend les flots, les cales remplies de rhum et autres vinasseries, en entendant Pirate Metal Drinking Crew. Manque un peu de pêche pour un titre qui annonce l'unité d'un crew de pirate. C'est épique, la mélodie rentre facilement dans nos cerveaux. Simple, efficace, un peu de piment d'Espelette pour rehausser le tout aurait été pas mal. 

Wooden Leg Part 2, suite de la saga épique, débutés en 2014 sur l'album "Sunset On The Golden Age". Titre d'un peu plus de 8 minutes, avec en intro la marche impériale à la sauce pirate, d'un célèbre film de Monsieur Lucas. La composition de ce titre est riche. Du Thrash, du folk, du 8 bits... Alestorm tire des canons à coup de riffs explosifs, du double kick pour briser des mâchoires, une basse qui remue cet océan pour trouver ce boss final et lui faire manger ses chicots. On notera la participation narrative de Fernando Rey de Afterpain et du groupe  Japanese Folk Metal avec Kaelhakase & Tatsuguchi. Une magnifique histoire qui en live fera un carton plein. Le morceau le plus construit depuis leur existence (propos tenu par Christopher Bowes, himself).


Notre aventure se clôture  en douceur avec Henry Martin, chanson traditionnelle Écossaise, magnifiquement exécutée en 1960 par Joan Baez et dépoussiérée par le chant de notre pirate en quête d'élixir de jouvence. 

Les Hors-la-loi Ecossais nous délivrent après 3 ans de silence un album teinté, osé et couillu. Du Power folk metal pirate avec de belles surprises. Un moment festif et WTF totalement assumé. Cette galette s'appréciera entre amis, dans une vieille taverne avec quelques bières et en live pour oublier ces étranges mois passés en confinement. Et pour finir cette chronique, voici les propos de notre capitaine de bord, à propos du titre très critiqué Tortuga : Ces gens-là sont coincés dans leur tête et c’est dommage. C’est une chanson dingue de nouveauté et d’originalité. Grâce notamment à Captain Yarrface. Le reste de l’album est plus classique. Les gens sont souvent fermés avec la présence de rap dans le metal, disant que c’est du faux metal. Les mêmes vont vénérer Body Count. 16/20

La mauvaise publicité n’existe pas, donc chaque fois que quelqu’un va dire sur Internet « JE DETESTE ALESTORM ILS SONT NULS ! », quelqu’un d’autre lit ça et répond « J’ADORE ALESTORM ! ILS GERENT ! » Christopher Bowes

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