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Publié par A.J.W

“Toutes les fresques paraissent bonnes quand elles commencent à peler et à s'écailler.”
Ernest Hemingway

Pour le 25e anniversaire du groupe Night in Gales, le combo d'Outre-Rhin revient avec force, pour servir sur un écrin "Dawnlight Garden". Il y a tout juste deux ans, Night in Gales a apporté un retour aux sources aux années 90 sur la scène allemande du Death Metal Mélodique avec son album "The Last Sunsets". Un retour au Melo Death original, avec le chanteur Christian Müller
Petit retour en arrière pour ceux qui ne connaissent pas Night In Gales. Créée en 1995, Night In Gales n'a cessé de grandir, luttant toujours à la seconde place du Death Metal Mélodique. 2 EP, 2 Démos, 1 single, 1 compilation & 6 albums. 2020 annonce alors l'arrivée du 7 èm Opus, qui sort le 24/07/2020 chez Apostasy Records, sous la direction au mastering & mix de Dan Swano.

 

On démarre donc par "Atrocity Kings", intro de 41 secondes qui s'estompe pour laisser place à ce qu'ils savent faire, à savoir un Death Mélodique qui rentre dedans. Le ton est donné, ainsi que le tempo. Adriano Ricci, envoie du Beast Blast à gogo, du double kick dans ta face, histoire de te rappeler qu'ici, il est le patron. Christian Müller, s'autorise un "Beyond The Light" au chant clair, qui sonne plutôt bon, pour reprendre sur des growls bien énervés, ça envoie !
Riffs très lourds, ambiance d'élévation vers les ténèbres pour "Dawnlight Of Garden" qui explose à 1 minute 11 et envoie une PUTAIN de beigne qui brisera les nuques en Live. Les frangins Jens & Franck Basten maitrisent parfaitement les codes mélodieux et claquent des riffs d'une redoutable efficacité. Le chant de Christian Müller est vraiment impressionnant.

Growls, breaks, blast beats, passages mélodiques, voici les ingrédients d'un bon titre de Melo Death, c'est ce que propose "Winterspawn". Idem titre taillé pour du Live, ça promet des hématomes dans le pit. 
Solo/Heavy/Death au bout de 23 scd : c'est efficace, suivi d'un hurlement, le hurlement de la  bête, en adéquation avec ce 5 ème titre "Beasts Leave Tombs Again". Track qui surfe sur un groove Hardcore, Heavy, magistralement exécuté. 


Night In Gales, nous emmène dans son royaume, pour 6 minutes 25 scd d'un titre épique. Insertion de passage atmosphérique, acoustique, le paysage de "Kingdom" se dessine et il est majestueux. Quelques passages à la Dissection mettent en exergues les influences de la scène Suédoise. 

"The spectre dead" ramène du travail pour les ostéopathes après le passage plus épique de "Kingdom". Break des cervicales, l'ambiance guerrière de ce titre met en joie, la rythmique bétonne le chant agressif, en adéquation avec ce qu'il pratiquait aux fondements de ce groupe sous-estimé. 
Sur chaque album, les gars de Cologne nous surprennent par la composition des titres et "A spark in the crimson eclipse" en est l'évidence. Ce titre n'est pas n'importe quel titre. C'est celui qui apparaît sur l'Ep vinyle 7" (qui est bien à l'écart de mes filles... Je veux bien qu'elles écoutent mes galettes mais pas certaines pièces collector heingh...) sorti en 1996 qui est RAZOR à 1000 copies. Cette galette (collector, tu baves mouhahahahaha contient 3 titres dont 1 cover de Slayer capturé en Live l'excellent "Raining Blood". Ce titre "A Spark In The Crimson Eclipse" retrouve une seconde jeunesse et surtout ravira le vieux fan de cette époque. 

Night In Gales n'est clairement pas un groupe de seconde zone

Avec "Through Dark Decades", le travail de guitare est à nouveau particulièrement impressionnant. Cette chanson aurait également pu trouver sa place sur l'album "Thunderbeast" sorti en 98. Passage midtempo, chant maitrisé, le travail des frères Basten à la guitare est à nouveau particulièrement impressionnant. Tobias Bruchmann bassiste de l'ombre enveloppe le tout et s'assure que le message est clair pour tous : Night In Gales n'est clairement pas un groupe de seconde zone. 
"Choir Of Unlight" reprend les riffs sinistres des frères Basten, ce qui est tout ce que tout fan de Death Metal demande, soutenu par l'excellent jeu de batterie et de contrebasse d'Adriano une fois de plus. L'ambiance devient plus intense à mesure que le titre progresse, 2 minutes 57, on en aurait bien repris une bonne dose d'autant plus que Christian Müller n'en a pas terminé avec nous. 
Ce 7 ème opus se cloture en instru avec The bonebed. Le livre se referme ainsi sur des riffs poisseux laissant les ossements en suspension. C'est beau !

 


 

Alors ce dernier album de Night In Gales ? Je ne vais pas le cacher. Quand j'ai écouté celui-ci pour la première fois, j'ai hurlé au scandale. J'étais plutôt dans un Night In Fail, prêt à balancer ma platine CD et faire un frisbee avec les vinyles. Mais après m''être posé avec un pote hier soir et se taper un Blood Bowl avec en fond sonore "Dawnlight Garden", mon ami me fait la vache c'est super bon ça. Le mec n'écoute pas de métal du tout et loin de là. Je me suis dit alors que j'étais passé à coté de quelque chose. Comme notre Boss Joe est un bourreau du travail, je me suis empressé de l'écouter plusieurs fois pour écrire ma chronique au plus vite et effectivement j'étais passé à coté de pas mal de choses. C'est un excellent album ! "Dawnlight Garden" propose une palette encore plus variée de ce qu'ils font, soulignant la sophistication de la composition du groupe, qui a quand même un quart de siècle cette année. 17/20.

Il y a toujours des pays mystérieux qui font partie de notre enfance. Ceux-là nous reviennent en mémoire et nous les visitons parfois dans notre sommeil et nos rêves. Ils sont aussi magiques la nuit que lorsque nous étions enfants.

Avant de te quitter lecteur de LoudTV, une présentation de l'artiste qui a réalisé l'artwork, Costin Chioreanu.  Artiste protéiforme, il dessine affiches, pochettes et T-shirts, réalise des vidéos, des décors de scène, actif dans plusieurs groupes, projets d’expositions. Ce mec est un génie. Allez fair un tour sur ce lien : 
 

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