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Publié par PAPABORDG.

CHRONIQUE DU 1ER ALBUM DE MESSORA : THE DOOR THAT LEADS TO THE DISTANT LAND OF MESSORA.

Ce soir c’est le vent qui frappe à ma porte, il me parle langoureusement de mes deux récents voyages oniriques (CARACH ANGREN, MUSHROOMHEAD), comme des amours mortes au coin du feu qui s’éteint, j’essaie pourtant d’y réchauffer mon âme. Ce soir c’est un album d’automne dans cette maison qui frissonne qui me tend les bras et me rappelle mes jours lointains. Une photo, une vieille photo de ma jeunesse, un souvenir qui me poursuit sans cesse, au dos duquel un nom y est inscrit MESSORA. Un petit village, un vieux clocher, un paysage si bien caché, menant dans un nuage où un visage se meut devant moi, comme un être humain fait de fils noirs (artwork), cheveux au vent, déferlant tel une GORGONE grande protectrice d’un trésor lugubre, qui me touche avec douceur se connectant à mon esprit. Quelques traits s’étirent, se détachent même, formant un mot anglais "THE DOOR", puis les mains filantes et sombres s’activent pour former une arche, m’invitant à la franchir, basculant dans un inconnu au vide astral.

 

La chute est vertigineuse me projetant dans un pays se nommant CANADA, plus précisément au QUEBEC avec son froid parfois glacial. Quelques fêlures de neige au coin d’une pancarte où MESSORA semble être indiqué à sept lieux (sept titres) de mon nouvel encrage. Une musique retenti ( l’éponyme « the doors ») alors faisant trembler le chemin de terre légèrement blanchâtre sur lesquels mes pieds s’écrasent lourdement. La pression est telle qu’elle me plaque ensuite au sol, ma tête tourbillonnant sur mes souvenirs qui s’accélèrent frénétiquement dans un brouhaha apocalyptique. On y est ! L’entrée est maintenant loin derrière moi, le monde n’est plus habituel ici-bas. La nature y semble absente : ni chant d’oiseaux, ni absence de vent. Plus un bruit, un seul sentier se dessine sous mon pas guidé par la brise musicale (faite de doux accords sombres et épiques) qui m’enveloppe et qui semble m’indiquer la destination finale qui m’attend.

Un chant de pierre tombale s’élève alors grondant dans les airs, des riffs incisifs et dominateurs l’accompagnent, l’invulnérabilité me gagne, tel un Goliath, je file énergiquement. Un claquement résonne fortement dans mon dos, plus rien de ce qui fut n’existe, tout ce qui était derrière moi n’est plus. La route m’indique « Tethered » dont les arpèges me transpercent de par en par, comme de furtifs rayons lumineux au sein d’un décors macabre. Tout prend son sens sur la grandeur du nouveau lieu traversé, le mont merveille « the veil », entraînant, implacable. Un empereur (musical) dont l’énergie est toujours superbement et subtilement maîtrisée, aérien, dansant (le groove d’une basse ronde et chaude, superbement créatif ) avec les racines des pays scandinaves et de leurs plus grands maîtres en matière de metal dit « extrême » (une pointe de pagan metal s’y glisse astucieusement). Une marche en avant tout à coup bien bien plus lente et lourde, décochant sur son passage et à tout va des flèches (leads guitaristiques) à la pointe aiguisée, qui touchent avec une précision diabolique, blessant les plus téméraires. Un tiède et pâle automne, le ciel, la nuée tonnant, l’orage se précisant sur des échos FLOYDIENS parcourus par un chant clair contrastant de sa lumière aveuglante. Le grandiose de « the veil » ne laisse pas respirer, fait suffoquer, et s’enchaîne toujours et encore (tout le disque) sur une autre pièce de ma quête MESSORA. Les riffs précis et mortels d’une étoile filante (« The Falling Star »), et de son pont atmosphérique moyenâgeux de qualité certaine, me mène à un étang (« the pond ») qui devrait satisfaire ma soif, celle de la curiosité, de la passion, de l’envie folle de trouver une réponse, celle qui mène au bout du bout, à MESSORA. La vaste étendue de « the pond » n’est pourtant pas encore le terminus de mon voyage, puisqu’elle annonce encore deux étapes, sous mauvaises conditions climatiques certes, mais nous plongeant dans la folk attitude jouissive de « Untethered » (duo avec chant féminin). Attaché j’étais, désormais détaché je suis.

CHRONIQUE DU 1ER ALBUM DE MESSORA : THE DOOR THAT LEADS TO THE DISTANT LAND OF MESSORA.

Je marche donc encore plus rapidement vers une silhouette qui commence à naître au loin, après une dernière longue valse sonore bien plus virulente avec « the tide », je distingue désormais parfaitement l’homme qui m’attend. il finit par me tendre la main. Bienvenue chez moi à MESSORA mon ami, je suis ZACH DEAN, me lance t-il avec un flegme SO BRITISH. Alors comment avez-vous appréhendé votre nouveau périple, qu’en avez vous pensez? MESSORA a un formidable potentiel artistique, malheureusement il manque encore cruellement de singularité, mais le talent aidant, MESSORA pourra s’affirmer avec le temps, lui rétorque je. Voulez-vous une tasse thé? ZACH claque des doigts, je me retrouve alors sur son canapé, un polaire sur le dos, son chien à mes pieds, confortablement assis face à la télé qui s’allume seule sur un étrange show, le LOUD TV SHOW, un générique esthétique et dynamique puis deux gars qui présentent l’émission, un certain JOE STEPIENSKI, et LOICK OZENOF (jamais entendu parlé de ces deux là), ils reçoivent ce jeudi 02 juin, deux invités dont un certain ZACH DEAN de MESSORA .....

LINE-UP: 

ZACH DEAN: CHANT, GUITARE
JAMES CABRAL: GUITARE
BEN BERTRAND: BASSE
JOEY LARIVIERE: BATTERIE

TRAKLIST:

THE DOOR
TETHERED
THE VEIL
THE FALLING STAR
THE POND
UNTETHERED
THE TIDE

AUTOPRODUCTION sorti le 04 OCTOBRE 2019.

PAPABORDG POUR LOUD TV.

NOTE: 7,5/10.

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