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Publié par PAPABORDG.

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE CYTOTOXIN : EIN NUKLEARER SPRENGKOPF.

"Les horribles souvenirs de TCHERNOBYL et maintenant de FUKUSHIMA sont trop frais et trop frappant pour qu’on s’autorise à méditer tout autre choix que celui de mettre fin à notre dépendance à l’énergie nucléaire." MIKAHAIL GORBATCHEV (Prix Nobel de la Paix, dernier président de l’URSS).

Ici LOUD TV SHOW, pour TFM (télé française du metal) en direct d’UKRAINE, où la température semble se rafraîchir grandement, comme partout en Europe ces dernières vingt-quatre heures. Un vent puissant fouette le visage de nos deux animateurs favoris, déjà pétris par une pluie glaciale. Cependant, nos deux spécialistes masqués, ne craignent rien, que ce soit le COVID 19, où la RADIOACTIVITÉ de TCHERNOBYL, ils sont les mousquetaires du PAF, prêts à dégainer l’épée pour la cause METAL. Aujourd’hui pourtant, cette soirée s’annonce particulière, et mémorable, puisque les allemands de CYTOTOXIN vont nous présenter en intégralité live, leur quatrième album, NUKLEARTH , au cœur même du désastre de la catastrophe nucléaire de TCHERNOBYL, accident nucléaire majeur survenu le 26 AVRIL 1986 dans la centrale nucléaire V.I. LENINE, située à l'époque en république socialiste soviétique d'UKRAINE, en URSS.

Nos amis germaniques en ont fait leur concept, en s’inspirant de l’explosion et de ses conséquences sanitaires à travers des compositions brûlantes, brutales et radioactives. Avec cette prise de son toujours au cœur du célèbre réacteur allemand, le KOHLEKELLER STUDIOS (BENIGHTED, ABORTED), NUKLEARTH est toujours aussi percutant, technique et très abouti. Onze nouvelles toxines qui vont dévaster un public peu habitué à ce genre d’événement. Très méchant, mais sans y oublier la finesse de superbes mélodies élaborées par de somptueuses parties de guitare (« Lupus Aurora », « Quarantine Fortress », « Nuklearth »). Concis, varié tout en œuvrant constamment dans le néant d’un lieu lugubre et chaotique. La frénésie DEATH TECHNIQUE de CYTOTOXIN, sait calmer ses ardeurs, en laissant respirer (« Uran Breath ») sa rage par de nombreux moments plus lents, lourds, et pachydermiques, tel l’enclume qui se balance avec grâce, comme sur une danse macabre au groove imparable (« Soul Harvester », « Atomb », « Dominus »).

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE CYTOTOXIN : EIN NUKLEARER SPRENGKOPF.

NUKLEARTH réussit à être accessible, malgré son extrême virulence avec ses Blast-beats sous amphétamines, accompagnés parfois par de soudaines percussions (surprenant). Toute cette débauche de violence dans la musique extrême des allemands ne les empêchent aucunement d’avoir un son d’une grande clarté (quel mastering), des compositions d’une grande précision, très modernes, assez éloignées des racines oldshool du genre. Aucune lassitude à écouter l’OGIVE NUCLÉAIRE intégralement (et en boucle pour le cd) avec des morceaux plutôt courts, une set-list bien agencée, des sons qui se laissent inhaler avec bonheur, mais dont les effets secondaires sont inattendus et terrifiants.

Même CYTOTOXIN commence à ne plus être maître de son destin sur l’accélération incroyable de « Soul Harvester ». La transformation est déjà à l’œuvre sous les yeux ébahis de nos deux journalistes. Nos cinq membres commencent à perdre pied, leurs yeux semblent vides, puis leur peau se détache. Soudain, un feu se déclare, embrassant la zone morte (« Dead Zone Anthem »). Quand l’hymne et éponyme « Nuklearth » prend place, CYTOTOXIN n’a plus rien d’humain, les organes liquéfiés, Ils ne sont plus que cinq zombies déambulant sur scène, assénant encore des riffs monstrueux et syncopés, mais tout en jouant robotiquement.

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE CYTOTOXIN : EIN NUKLEARER SPRENGKOPF.

A la fin du titre, une explosion retentit, le deuxième réacteur vient-il de lâcher ? Plusieurs semaines après, le compteur GEIGER des scientifiques s’affole (« Mors Temporis ») toujours autant et prêt d’une mer noire agitée, on observe une nouvelle population errante, sans but, sans âme, dont deux être immonde marchant côte à côte portant encore de vieux souvenirs humains autours du cou, une chaîne métallique avec au bout une médaille et cette inscription: LOUD TV SHOW.

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE CYTOTOXIN : EIN NUKLEARER SPRENGKOPF.

LINE-UP:
V.T: BASSE
FONZO: GUITARE
JASON:GUITARE
GRIMO: CHANT
STEPHAN STOCKBURGER: BATTERIE

 


Tracklist :
1. Atomb 03:16 
2. Lupus Aurora 04:12 
3. Uran Breath 04:17 
4. Dominus 04:34 
5. Drown in Havoc 04:33 
6. Soul Harvester 04:40 (GUEST: ELLIOT DESGAGNES)
7. Coast of Lies 03:52 
8. Quarantine Fortress 05:11 
9. Dead Zone Anthem 01:39 
10. Nuklearth 04:49 
11. Mors Temporis 02:58

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE CYTOTOXIN : EIN NUKLEARER SPRENGKOPF.

L’album a été enregistré et masterisé aux KOHELKELLER STUDIOS. L’artwork est l’oeuvre de JAN ORKKI YRLUND. Sortie le 21 août, via UNIQUE LEADER RECORDS. 

Un album presque parfait, qui aurait peut-être mérité un chant moins linéaire et plus varié.

« Je suis profondément préoccupé par la situation nucléaire car elle est imprévisible. J’espère sincèrement que nous pourrons empêcher les choses d’empirer. » 

16 mars 2011- lors d’une allocution historique à la télévision japonaise- L’EMPEREUR AKIHITO DU JAPON.

NOTE: 9/10.

PAPABORDG POUR LOUD TV.

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE CYTOTOXIN : EIN NUKLEARER SPRENGKOPF.