Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Ash le Gitan du Metal

 

Vingt ans après avoir donné un concert avec l’Orchestre Symphonique de San Francisco sous la direction de Michael Kamen, baptisé S&M (ne va pas y chercher un truc version cuir moustache, ça signifie tout simplement Symphonique & Metallica), ils sont revenus en 2019 pour remettre le couvert pour un S&M 2, cette fois sous la direction de Michael Tilson Thomas.


Cours d'histoire rapide de professeur Ash le gitan du metal. 

À l’âge de 10 ans, Lars accompagne son père, à un concert de Deep Purple. Ce soir-là, une véritable passion naît pour la batterie. Sa grand-mère lui en offre une, en 1977 et de là le virus est lancé. Un peu plus tard, alors que James Hetfield joue avec Leather Charms, Lars Ulrich prend des cours de batterie et suit tout l'été le groupe Diamond Head et se lie d’amitié avec eux. Lars revient les valises pleines de gros sons. Du bon gros Metal/Punk qu’on trouve rarement aux States.

Plus tard, un de ses amis Brian Slagel monte son label, Metal Blade Records. Il propose à Lars  d'apparaitre sur une compilation des groupes locaux à la seule condition c'est d'avoir un groupe (forcément...). Celui-ci contacte de nouveau James Hetfield et le jeune guitariste accepte. C'est le début d'un grand groupe, ils finalisent  "Hit The Lights", titre qui sortira sur la compile. Le nom de Metallica est trouvé lors d'un brainstorming entre Lars & un de ses potes qui souhaitent monter un fanzine consacré au Metal. Dave Mustaine intègre, après auditions, Metallica début 1982, il rajoutera dans la compo "Hit The Lights" quelques touches par-ci par-là de solo bien plaqués. Le Quatuor que compose Metallica s'embarque alors pour un live en première partie de Saxon toujours à la même année. Quelques tensions naissent au sein du groupe et il est temps de virer le bassiste McGovney pour demander à un garçon au look hippie, passionné de H.P Lovecraft, de films d'horreur, de rejoindre le groupe. Son nom ? Cliff Burton. En 1983 James, Cliff & Lars demandent à Dave Mustaine de partir du groupe. Ils lui offrent un billet de car, ne lui disent pas au revoir et Dave s'en va le coeur lourd de tristesse en regardant à l'horizon s'éloigner New York. Kirk Hammett prend sa place et taff comme un fuckin bastard avec le groupe pour sortir "Metal Up Your Ass", qui sera remplacé par le titre "Kill ‘em all". S'ensuivent alors les albums, les démos, les singles, les lives, tournées (dans les bars pour certains) blablabli blablabla... Un chemin aux multiples embranchements. 

Ils sont reviendus donc (j'écris ce que je veux OK !) en 2019 avec l’Orchestre Symphonique de San Francisco, 80 musiciens, pas loin de 2 heures & demie de pur orgasme pour les cages à miels. James Hetfield, Lars Ulrich, Kirk Hammett et Robert Trujillo prouvent une fois de plus qui sont les patrons dans leur style. Je pleure déjà tellement j'ai les poils en l'écoutant pour la 20e fois minimum, en écrivant ces quelques lignes. 
Il est temps donc de vous présenter ce nouveau S&M.

Le quatuor installe la base d'un live qui promet d'être spectaculaire, sous les cris de plus de 16 000 fans, "The Ecstasy of Gold" d'Ennio Morricone se lance, le grand orchestre enchaine la performance avec le remarquable et inquiétant "The Call of Ktulu". Les simples mortels ne sont pas autorisés à épeler ni écrire son nom, que seul Cliff Burton s'est permis de le faire. Pour la petite histoire Dave Mustaine en à écrit les 3/4. Le réarrangement de ce titre avec l'aide de Michael Kamen sur S&M 1 a valu à Metallica un Grammy Award pour la meilleure performance rock instrumentale et nous comprenons à l'écoute pourquoi. S'enchaine "For Whom The Bell Tolls", l'interprétation est folle, le titre prend tout son sens dès le début, il flotte un sentiment de fin du monde et j'espère pouvoir le vivre avec l'Orchestre Symphonique de San Francisco en bande sonore. 

Arrangement totalement magnifique pour "The Day That Never Comes", qui rappellera un "One", titre aussi taillé pour le live. C'est juste impressionnant. Les solos sont démentiels, on ne parlera pas de la performance du quatuor mais bien des 80 musiciens. Ils placent le titre à un niveau très très haut. C'est beau, je verse une larme. "The Memory Remains", enchaine très efficace, balancé entre un Hard Rock testotéronné (c'est pas du Hard Rock de fragile mon cousin) et ballade Heavy nostalgique des années 80, on à envie de redécouvrir Reload sous un autre angle. La discographie des Horsemen est remplie de titres bien épais, bien lourd qui sonne le bon Thrash/Heavy et "Confusion" en fait partie depuis sa sortie sur l'album "Hardwired… to Self-Destruct". Hommage à un papillon fragile de la soul, parti trop tôt: Amy Winehouse, avec le titre "Moth into Flame". La claque mon cousin ! Tout explose dans ce titre, une accélération de dingue qui se mêlent aux instruments à cordes. Les mélodies sont implacables, la construction de ce titre est une référence dans leur discographie. Divine mélancolie pour "The Outlaw Torn" qui apparaît sur le très critiqué "Load". Les guitares sont massives quand il le faut, subtil sur les passages plus délicats, de longues envolées de solos, installe une ambiance sombre et lourde, proche d'un titre Psyché Stoner Doom, impressionnant comme tout peut changer avec un autre arrangement, bluffant. 9 èm titre qui se poursuit avec "No leaf Clover" un opening s'ouvrant sur un ensemble martial de cuivres et de percussions. "No Leaf Clover" oppresse s'ajustant avec les sons des bois cascadent et ruissellent autour des riffs lourds. Majestueux, onirique que dire de plus. Nous clôturons ce premier disque avec un James Hetfield au registre agressif sur "Halo on Fire", bravo bravo. 1 heure et sept minutes pour la première galette. Alors en bon Breizh que je suis, vais m'enfiler (la chatte à la voiiiis pardon, me suis égarés) 

Une petite pause s'impose, on se retrouve après une petite page de pub : 

Une envie de Ravioli ? alors mange les avec nous chaque Jeudi sur LoudTV.
Ash le Gitan du Metal

Bon reviendons à nos moutons, on enchaine avec le second disque, j'enclenche...Bon blablabla le premier titre c'est des bisous du blablablabla des bisous du blablabla : Dear Friends patati patata si tu parles pas Anglais tu peux aller directement au second titre épique comme il se doit. Ecrit en 1915, Sergei Prokofiev aura été sans doute un visionnaire, un Thrasheux/Heavy Punk. La légende raconte qu'il aurait eu des visions et qu'il aurait vu son oeuvre jouer en live par Metalli"fuckin"ca. Incroyable. 3 èm titre qui sert pas à grand-chose non plus, on remercie, on fait des bisous et si tu piges toujours pas l'anglais c'est tant pis.

 

On poursuit notre envolée avec une peinture musicale expressionniste de Mossolov. Oeuvre du maitre des forges que Metallica & l’Orchestre Symphonique de San Francisco réinterprete. Conceptuel et intéressant d'un point de vue artistique.
"The Unforgiven III" aérien sur les 5 premières minutes de ce second disque explosera tout en Symphonie à 5 minutes 54 secondes, sans pour autant rajouter les instruments habituels de nos quatre cavaliers. Seul Hetfield et l'orchestre dans un ensemble de cuivre, la performance vocale est magnifiquement exécutée. Ambiance Agence tous risques avec "All Within My Hands", qui ne retiendra pas mon attention c'est une certitude. Je passe....

Contrebasse folle pour "(Anesthesia) Pulling Teeth" Cliff Burton, celle-ci c'est pour toi. Moment vraiment fort, belle perf. Riff rebondissant pour "Wherever I May Roam", ça déroule cette ambiance propre au "Black Album". Mr Hammett, n’a pas perdu la main et claque son solo qui va bien pépouse sans inquiétude, le mec maitrise. Pas d'ambiance de guerre pour "One" (tristesse je suis), celui-ci démarre tout en douceur, mais va prendre son style à la Hendrix version mitraillette avec ce Solo d'Hammett qui rendrait épileptique n'importe qui. "One" en live c'est toujours un des très nombreux titres taillé pour ce type de perf, malgré la médiocrité de Lars à la batterie. Arrive en puissance le tonitruant "Master Of Puppets", le résultat est un recueil de bombes immédiates et surpuissantes, de headbanging, qui t'envoie des patates de forains mon cousin, le son qui t'arrache les chicots mon raclos, puis avec l'ensemble en fond, j'ai juste envie d'en découdre sur un octogone... Le riff de ce morceau n’est rien d’autre que le plus grand riff de Speed Thrash du monde. Le live se poursuit avec la ballade que chaque Guitariste des bacs à sable ont éssayée pour attraper des petites minettes au bord de la plage sous un clair de lune qui se reflètte sur l'eau... Violons, guitares acoustiques, James tout en crooner… pour ce "Nothing Else Matters", c'est beau, on est amoureux et on oubliera vite que ce morceau aura été crié au scandale par nombre de fans...On s'en fout, ce morceau est sublimé par l'ensemble Symphonique, on est toujours sur le sable durant ces 6 minutes 39 secondes et nous rêvons l'un contre l'autre...

Puis ton pote arrive et vomis sur le sable, c'est plié ta Go peut repartir chez elle, ton pote vient de t'annoncer la clôture de S&M 2 par "Enter Sandman". Les cauchemars prennent vies durant les 8 minutes 47 secondes du titre. Une construction simple et efficace pour ce titre qui fermera le chapitre 2 de ce Symphonique & Metallica.

Alors ce dernier Live de Metallica bien ou bien ?


Une belle performance qui nous aient donns par les Horsemen. Un peut moins de 2h30 de concert qui survolent presque 40 ans d'existence. Il était normal que Metallica sorte un album Live Symphonique, puisque la structure mélodique des quatre cavaliers correspond au morceau des Scythes. C'est un sacré exercice de style que de jouer avec une formation Symphonique mais ils ne sont pas les pionniers du genre. Deep Purple l'avait aussi réalisé en 1969 et quelques groupes de Black Sympho s'en font aussi écho. 
Mais renouveller des morceaux déjà fait sur le S&M de 1999 sans que celui-ci fasse doublon, c'est couillu et bien réussi. Quelques surprises agréables et/ou désagréables, quoi qu'il en soit quand Metallica lance les hostilités, on la ferme durant l'intégralité du show. On se donne rendez-vous dans 20 ans pour le S&M 3 ? Ma note 8/10

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article