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Publié par PAPABORDG.

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE MEMORIES OF A DEAD MAN: UN BOUQUET DE POESIE DANS UN PARADIS PERDU.

« POESIE ET MUSIQUE SONT LES SUPREMES, DELICES DES CHOSES. ELLES SONT LE BOUQUET DE TOUTES LES CONNAISSANCES ». LE VOIL DU BONHEUR (1901) DE GEORGES CLEMENCEAU.

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE MEMORIES OF A DEAD MAN: UN BOUQUET DE POESIE DANS UN PARADIS PERDU.

Quand je pars de beau matin, flirtant sur les chemins morbides du METAL, à bicyclette. J’ai toujours une petite pensée pour mes nouveaux copains, Il y a BEN, THIERRY, JULIEN, DAVID, THOMAS, HERVE, et puis et surtout la belle MAYA. On va tous tomber amoureux de sa voix, et on va se sentir pousser des ailes avec ce superbe quatrième album des français de MEMORIES OF A DEAD MAN, à bicyclette. Sur les petits chemins tortueux de terre, on a tous vécu l’enfer sur terre, encore plus dans ces temps très difficiles. Et pour ne pas mettre pied à terre définitivement, (RE) M.A.Z.E.D va nous caresser la tête au bord d’une étendue d’eau, vaste et belle, d’un calme serein où je vais pouvoir enfin lâcher ma bicyclette pour me reposer et y vivre cette nouvelle expérience en me délectant de ces dix nouveaux titres dans les limbes d’un voyage désarmant.

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE MEMORIES OF A DEAD MAN: UN BOUQUET DE POESIE DANS UN PARADIS PERDU.

Dans un climat automnal, où le froid ne pique pas encore mais où la pluie et les nuages sont légions, quelques rares rayons lumineux percent l’horizon en ce dimanche matin, comme une lueur d’espoir dans un monde perdu. Ce qui pourrait parfaitement définir cette nouvelle œuvre, plus posée et progressive, laissant une place plus importante au chant chair et aux textes pertinents et poétiques de THIERRY HAIBACH. L’agneau cherchant à se complaire, mais aussi à s’opposer à la lionne à la mâchoire d’acier, MAYA, dont le SCREAM ne sonne et résonne comme personne d’autre (on pense tout de même à l’énergie du GROWL de la chanteuse de JINJER, TATIANA SHMAYLYUK), aussi à l’aise dans la noirceur du monde que dans la lumière qu’on peut encore y trouver ou espérer (la danse morbide mais jouissive de « Hold Your Breath »). Ces deux nouveaux membres offrant une toute autre dimension au groupe qui sommeillait tristement depuis le douloureux hommage (à la compagne de BEN disparut ici-bas) que fut ASHES OF JOY en 2016, dont le titre MELANCHOLIA représentait toute cette mélancolie amère qui perdure ici sur le titre phare de (RE) M.A.Z.E.D, IGNITION.

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE MEMORIES OF A DEAD MAN: UN BOUQUET DE POESIE DANS UN PARADIS PERDU.

Une complainte de plus de huit minutes (8m23s), non sans y déceler une pointe d’optimisme à de rares moments dans les trémolos poignants de THIERRY qui s’exprime divinement bien, rappelant à la lecture des premiers mots chantés, le spectre planant dans l’ombre de MAYNARD JAMES KEENAN (TOOL, A PERFECT CIRCLE). L’ambiance très aérienne de la chanson où la basse crie sa douleur faisant corps avec une batterie délicate sous forme de percussions en introduction, est d’une douceur belle comme fût le monde, les quelques soudaines accélérations redonnent un souffle de vie puissant et revigorant, indispensable à la vie de sa musique. (RE) M.A.Z.E.D débute pourtant bien plus nerveusement avec « Shapeshifter » avec une MAYA euphorique, alternant chant hurlé et clair, croisant le fer avec son partenaire du disque THIERRY, montrant toute cette capacité stylistique de MEMORIES OF A DEAD MAN à être aussi rugueux et groovy que parfaitement explosif en une mine de mélodies chantées dont les guitares portent discrètement aux nues.

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE MEMORIES OF A DEAD MAN: UN BOUQUET DE POESIE DANS UN PARADIS PERDU.

Rien n’est superflu dans le son des Franciliens, tout est pensé, dosé et parfaitement maîtrisé avec émotion comme sur le sublime «  Do You Accept ? », au refrain marquant, montrant un chant masculin bien plus mordant. A la fois enivrant, aux sons de clavier et saxophone se mélangeant créant une atmosphère plus qu’étrange sur une batterie cathartique. Les guitares y tissent une toile d’émotivité folle dont on ne peut se décrocher, prisonniers de son attaque déstabilisante mais si charmante. La musique du groupe est sublime, ne pouvant mettre qu’en valeur les variations vocales du jeu éclectique et exceptionnel de ses deux vocalistes. Souvent elle se joue sur plusieurs tempi différents, parfois même en même temps au sein de la même structure et chanson (la batterie, les guitares) créant un climat assez particulier et glaçant comme « Scaring Stars » à l’allure unique. Une explosion de sons, de mélodies, parfois un brin psyché et déroutant où se mêle même les années 70’s sur la délicate caresse qu’est « So Shine » au refrain coloré qu’aurait pu composer notre binoclard anglais préféré STEVE WILSON.

 Les influences qui inondent les sons des MEMORIES OF A DEAD MAN sont parfaitement identifiables (TOOL, A PERFECT CIRCLE, ANATHEMA est effleuré également), mais à d’autres moments il est très difficile de ne pas être interloqué par un ovni tel « Deceiving Utopia ». Une basse grasse sur des claviers spaces, avec un THIERRY semblant être animé par la flamme d’un super-héros japonais sur certaines de ses vocalises. Un autre versant du monde musicale de MEMORIES OF A DEAD MAN vient s’y opposer avec une MAYA déchaînée sur la folle cavalcade du percutant « Inner Shout » la lionne rugissant, crachant son fouet vocal sur les délurés sons du band, tel une névrosée se faisant ensuite très câline sur un chant clair, beau, troublant, et parfaitement maîtrisé sur un refrain haut en couleur. Elle récidive, à la fois sexy et envoûtante, carnassière et hystérique (Quelle fucking voix !) sur « 9. A Framed Window », cette fois accompagnée de la voix de son acolyte HAIBACH, qui conclut le titre magistralement, cherchant à nous ensorceler.

Cette quatrième et nouvelle œuvre s’achève sur un « Wavelength » purement splendide avec toute la panoplie artistique qui découle du talent remarquable de l’ensemble d’un groupe dirigé de main de maître par le seul rescapé du line-up original, BENOIT DEBRUN, signant en plus de la guitare, les compositions de ce (Re) M.A.Z.E.D. La mise en pause de son joyau fut la meilleure idée possible pour sa survie artistique et les choix en découlant par la suite, les meilleurs, assurant un avenir qui s’annonce radieux, avec un groupe requinqué aussi par l’arrivée de ses deux chanteurs bourrés d’idées fondatrices pour MEMORIES OF A DEAD MAN, des VOIX MAGISTRALES, mais pas seulement!

LINE UP: 

BENOIT DEBRUN: GUITARE, COMPOSITION
MORGANE « MAYA » FELIX: CHANT GROWLE, CHANT CLAIR, TEXTE (NOUVEAU MEMBRE)
THIERRY HAIBACH: CHANT CLAIR, TEXTE (NOUVEAU MEMBRE)
JULIEN DIJOUX: GUITARES
THOMAS SOMMER: CLAVIERS
HERVE OSMON: BASSE
DAVID ESTRADA: BATTERIE

Tracklist :

01. Shapeshifter
02. Do You Accept ?
03. Scaring Stars
04. Hold Your Breath
05. So Shine
06. Ignition
07. Deceiving Utopia
08. Inner Shout
09. A Framed Window
10. Wavelength

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE MEMORIES OF A DEAD MAN: UN BOUQUET DE POESIE DANS UN PARADIS PERDU.

SUR CETTE NOUVELLE OEUVRE TROIS VOIX SE DISTINGUENT:


MAYA : LA LIONNE
THIERRY : L’AGNEAU
MAIS EGALEMENT PIERRE DUNEAU (CHANTEUR DU GROUPE DELIVERANCE AVEC ETIENNE SARTHOU), CHANTEUR DE MEMORIES OF A DEAD MAN SUR V.I.T.R.I.O.L (2012) ET ASHES OF JOY (2016), ARRIVE JUSTE APRES LA SORTIE de MAZE QUE L’ON RETROUVE SUR LE MAGNIFIQUE ET TRES COURT MORCEAU AMBIANT « So Shine », COMME UNE PASSATION DE POUVOIR AUX AUTRES VOIX.

THEMATIQUE: 

LE DECLIN DE NOTRE SOCIETE DANS TOUS LES DOMAINES MAIS SANS Y OMETTRE UNE RELLE LUEUR D’ESPOIR. (RE) M.A.Z.E.D  = MAZE AND ZONE EXTENDED
CLIN D’OEIL AU MAXI CONCEPT MAZE, AVEC CINQ INVITES GUEST VOCAUX COMME MIKE ARMINE DE ROSETTA , THOMAS THIRRION D’AQME, YANN LIGNER DE KLONE, ALEX D DE THE PRESTIGE, TATIANA D.


ENREGISTRE ET MIXE PAR DUFF RODRIGUEZ AU STUDIO MEJEJ
MASTERING: ANTHONY MARNAT AU HUITISCH MASTERING
ARTWORK: SIMON BACK AKA « KINGLIZARD », GRAPHISTE, ILLUSTRATEUR (LILLE, FRANCE), SIMONBACK.ARTSTATION.COM

D’AUTRES PARTENAIRE DE MEMORIES OF A DEAD MAN POUR (RE) M.A.Z.E.D: 

ELLIE PROMOTION/SEASON OF MIST POUR LA COM ET DISTRIBUTION
KAROSHI ENTERTAINEMENT
HARDCORE CARE FRANCE: SUPPORTE LA CAUSE ANIMALE
SKULL STRINGS
LOUD TV: SECONDE FAMILLE DE BEN DEBRUN

CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE MEMORIES OF A DEAD MAN: UN BOUQUET DE POESIE DANS UN PARADIS PERDU.

DISCOGRAPHIE: 

BEYOND THE LEGEND (2009)
V.T.R.I.O.L. (2012)
ASHES OF JOY (2016)
(RE) M.A.Z.E.D (2020)
EP: MEMORIES OF A DEAD MAN (2007)
EP: MAZE (2011)

(RE) M.A.Z.E.D SORTIRA LE 16 OCTOBRE 2020 SUR LE LABEL SEASON OF MIST.

POUR MON AMI BEN: 

« LA POESIE EST LA MUSIQUE QUE TOUT HOMME PORTE EN SOI » WILLIAM SHAKESPEARE.

JE DEDICACE MON HUMBLE ECRIT A TATIANA D (EX: COMPAGNE DE BEN DEBRUN DECEDEE ACCIDENTELLEMENT). DANS UN MONDE DUR ET SANS PITIE, NE JAMAIS OUBIER CEUX QUI NOUS TIENNENT TOUJOURS LE CŒUR. DAVID BORDG.

PAPABORDG POUR LOUD TV.

NOTE: 8,5/10.

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