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Publié par Ash Stéroash

Le monde semble sombre quand on a les yeux fermés.
Proverbe indien

Salut à toi jeune épouvantail du néant, savais-tu que 99% de ceux qui écoutent du Thrash Métal d'opérette sont des hommes soja ? et que 1% restant sont de véritables Maniaks au cuir tanné, qui écoutent du true underground ? Alors poses toi la bonne question !

Est-ce que tu souhaites continuer à te faire saigner les oreilles avec des albums de Lidl ou alors commencer très rapidement à écouter de la musique qui te fera pousser des poils et des organes saillants ? Moi je crois que la question est vite répondue, alors soit tu me suis ou soit tu continues à te prendre pour un Maniak devant ton miroir et écouter tes albums de comptines pour animaux de compagnies.

Mumbai, ça te parle ? MMA, Curry, épices, Bollywood, Bouddha bowl et Lassi, les vacances quoi, le dépaysement, la culture, bref tout ce qui n'existe plus depuis mars 2020. Mumbai c'est aussi une grosse culture underground de la scène métal. Et ouais mon "Poundai" (pire insulte en Tamoul), tu n'y aurais jamais cru heingh ? Du fond de ton canapé, à voyager en regardant France 5 avec ta 8.6 à la main dans le calbute. Depuis le passage d'Iron Maiden en 2008, ça a été l'effervescence, le métal s'est développé d'un coup, tout en gardant l’éthique Subculture très loin du Showbiz Bollywoodien.

2015 marque l'apparition du festival Big 69, le rêve de plusieurs acteurs de la contre culture dans le monde hindi, devenu réalité. Le tout premier festival qui allait permettre à des groupes locaux de se produire, et ce fut un carton plein. 

Plus tard dans l'année, Mumbai accueille le festival Harley Rock Riders, où la clôture de la première soirée se fait par le groupe de mon rouquin préféré Megadeth (« Ouhhh Megadeth, le sous-groupe foiré de Metallica », Azy casses-toi avec ta culture de posers).

 

Alors que la culture pop traditionnelle et Bollywood ont une place importante dans la culture Blingbling Hindi, il existe une grande diversité parmi les groupes locaux. L'apparition des médias numériques et réseaux sociaux ainsi que le développement d’import de meilleurs instruments, d'une ouverture réseau médiatique importante autour de ce qui concerne le rock’n’roll Mother fucker (désolé je dérape quelques fois), ont permis de transformer ce paysage musical ainsi que le nom de cette ville passant de "Mumbai" en "Métal bai".

Et maintenant, passons ensemble à ce qui nous intéresse, la découverte d’un groupe de là-bas qui s’est formé en 2016 et qui vient de sortir en indépendant, leur tout premier opus, je nomme de ce pas BLOODKILL et son album "Throne of Control".

Ici la question est vite répondue quant au concept, Gouvernement corrompu, Narcissisme et autres friandises, qui agitent le monde depuis 2020, à savoir tout ce que nous rejetons depuis l’arrivée de ce super-virus de la mort qui tue (moins qu’une bonne chie-prout…).

Mais alors, qui sont donc ces agitateurs ? eh bien démarrons par une photo de famille.

La story du groupe va être rapide, puisqu’ils ont débuté depuis peu, influencé par les années 80, quatre potes décident de former un groupe. Yash, Vishwas, Anirudh et Jay s’enferment dans leur studio de fortune et arrangent quelques bricoles tout en écoutant du Metallica, Slayer, Megadeth, Kreator, Exodus s’orientant vers un style bien Thrash, sans concessions, Oldskull, ils réflexionnent sur l’ajout d’un cinquième élément (c’est pour toi Bruce Willis), et intègre Shubham qui apporte dans sa sacoche de guitare des riffs bien Heavy. La machine est lancée. Sortira le single "3B" en 2017, "Horrorscope" en 2018. Les quelques essais en live sont concluants, alors en 2020, ils s’enferment aux studios illusions et seront produits par Keshav Dar (genre le mec est super connu, il faisait des naans aux fromages avant).

L’intro plante le décor dans mon esprit créatif et fertile, je me laisse emporter pendant les 55 secondes de "The Unveiling" à imaginer une ville qui se coupe du monde et se retourne sur elle-même jusqu’à ressembler à une géode, avec en son centre une lune noire nommée BloodkillÀ la suite de cette transformation, la castagne, ça déroule sec, voix rauque ambiance 90’s, Anirudh taille un costard aux gouvernements en général, pendant que Jay tabasse ses peaux et ses cymbales comme un damné : Experiments on humans, Treated like lab rats! Once finished, you shall perish fadeaway! Le ton est donné avec ce second titre "Blinded Circus", les Indiens ne sont pas là pour servir du biryani mais bien des Neck cranck digne des plus grands maitres des arts du Hokuto no Ken.

Ligne de basse bien groovy thrash, ma tête se met à headbanger gentiment, et me fait penser à certains morceaux de Slayer, en mid tempo. "False Face", s’envole avec le solo de Shubham Kare, suivi par la rythmique efficace de son pote Vishwas Shetty. Les mecs en ont et vont littéralement enfoncer le clou avec "3B " qui m’a fait acheter l’album sur leur Bandcamp sur-le-champ. Je n’ai même pas attendu d’écouter le reste de l’album, partant du principe que si ma mâchoire se sert, que je sens que le premier qui vient me casser les roustons, je lui fais bouffer ses chicots car la musique me fait crépiter les nerfs, c’est que l’album est une perle. Le chant sur ce titre est juste putain de bon. Mélange de Death/Thrash avec cette basse qui annonce un refrain à la rythmique bien lourde. La claque de ces morts que je viens de prendre, hop meilleur album 2021 c'est plié on passe à 2022 pour le Thrash.

J’ai hâte d’entendre ce qui suit avec "Unite and Conquer", pfff ça déroule du Heavy/Thrash, les mecs je vous aime, architecture de riffs, ça part très loin, je suis possédé, je sens mon zbi durcir et m’en fait une guitare, suit le très inquiétant "Horrorscope" qui n’est pas sans rappeler dans l’idée l’intro d’un morceau d'Iron Maiden que je vais te laisser chercher. Guitares et basse atmosphérique, gloomy, brumeuses, très vite perturbées par le chant aliéné d'Anirudh Gollapudi. Notre hôte est en fait un Râkshasa, qui s’amuse de nous pauvres, auditeurs pantins de ses incantations (je sens une force invisible me faire acheter encore un autre album, pour l’offrir à un poto). Frénésie guitaristique, basse qui claque mes roustons sur ton front, batterie sur fond de Kalachnikov, c’est une dinguerie.

Lyrics tranchant, superbe performance vocale et surtout du reste en fait. "For I am Messiah" brille par sa composition.  Commençant par te rentrer dans les entrailles, surfant sur un groove toasté façon Punk Hardcore de l'ancienne école (je vais extraire sa voix et la coller sur une instru de Cypress Hill, vous allez voir comment que ça va glisser sec). Riffs thrash, le morceau prend son essor tel un condor des cités d'or (me voilà à faire des rimes en or), avec ce solo darkned comme il faut, pour repartir sur ce chant guerrier du micro d'argent. Superbe morceau.

La clôture est tout aussi Hardcore/Thrash, "Throne of Control", c'est une succession de beignes. Des Beats qui déboitent, des riffs assassins, insanes et totalement insensés, féroces, agressifs, la cartouche de Tchétchène c'est incroyable. Je suis humide dans mon froc et je me sens bien. C'est terminé ? Comment ça ? Vous n'allez pas me laisser ainsi les gars. 

Alors bien ou bien les Indiens ? 

Bon nous sommes raccords que si j'ai acheté deux fois l'album c'est que je le trouve foutrement et Maniaksment (je l'ai inventé copyright dessus) barge. Du Hardcore/Punk, du Heavy, du Thrash embrassant le Death Métal. Nous tenons une pépite ! Vous pouvez stopper vos albums de fragiles pour ceux qui écoutent en cachette Elton John, INXS et Kyo, en se maquillant version Black métalleux. En écoutant Bloodkill, vous aurez la sensation pour les mecs d'avoir un gros paquos. Sur ce, m'en vais écouter mes prochaines chroniques. Bisous. Pour info l'album est en indé, les mecs sont des génies du mal. 

https://bloodkill.bandcamp.com/

https://www.facebook.com/bloodkillindia

 

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