Chronique de HELL UNLEASHED – Une tartine de Thrash par EVILE

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Note de la rédaction :
4.5/5

Eviel Cover

Pure Fuckin’ Thrash

8 ans après le tonitruant SKULL, les britanniques de EVILE reviennent avec HELL UNLEASHED. Et c’est non sans dire qu’il y’a un changement qui a toute son importance. En effet, Matt Drake n’est plus de la partie et c’est son frère Ol qui se colle derrière le micro. C’est peur être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Car si la voix de Matt se prêtait parfaitement à la musique de EVILE, autant vous dire que celle de Ol est encore plus agressive, plus écorchée…. Et bon sang que c’est soooooo Thrash ! Pourtant le bougre nous révèlera en interview qu’il avait beaucoup de mal à apprécier sa voix. Coquinou va, c’est si parfait.

Are you alive ?

Si le Thrash n’est pas vraiment le style à la mode en 2021, EVILE vous rappelle rapidement comment headbanger sur des riffs acérés sans concession.

Dès les premières secondes on sait où on embarque. Paralised vous choppe d’entrée de jeu à la carotide et vous saigne, ni plus ni moins. C’est ultra speed, hargneux, à vous faire circle piter tout seul dans votre salon, à la manière d’un EXODUS. Et pour cause, la tension ne retombera pas, puisque Gore enchaîne dans cette même veine. Bien que l’intro soit plus lourde, nos britanniques ne nous laissent que 50 secondes chrono pour reprendre notre souffle. Ici les gars ne sont pas la pour vendre des guimauves, et s’acoquinent même d’un guest avec le comédien californien Brian Posehn (The Mandalorian, The Big Bang Theory, Les 4 Fantastiques et le Surfer d’Argent…). Autant dire que le titre est puissant, surfant entre Slayer et Obituary !

Un concentré de violence

Si les gars de EVILE aiment jouer avec des intros Mid Tempo à la South of Heaven, cela ne dure jamais longtemps. Incarcerated ne ternira pas ce sentiment en variant les plaisirs à grands coups de soli narquois et d’accélérations en tous genres. Ce qui surprend, entre autre, dans ce titre, c’est sa durée (6 minutes), se manger autant de changements de tempos, et ne pas s’apercevoir du temps passé. Et l’on sera tout autant bercé par les démoniaques rythmiques de War Of Attrition ou même Disorder. Les coups de médiator sont d’une limpidité extraordinaire, à faire pâlir les plus grands maîtres du Riff.

Evile band

Quand Thrash rime avec Torgnole

Vous l’avez compris, EVILE ne fait pas dans la demie mesure. The Thing (1982) vous rappelle à quel point le Thrash est une mandale pour celui qui l’écoute. Toujours à la limite d’influences Death Metal, c’est ce qui rend justement ces titres très accrocheurs. Et pour remettre une tartine dans la poire, Zombie Apocalypse ira même flirter avec du Carcass ou même du Napalm Death. C’est l’air anglais qui doit faire ça !

Une intraveineuse de riffs

Si je parle de Thrash fortement teinté de Death Metal dans la chronique, c’est bien qu’il s’agit d’un fil conducteur. A l’écoute de Control From Above et de Hell Unleashed, on vient boucler la boucle. Il est impossible de passer à côté des multiples influences. Tout y est : Annihilator en passant faire un tour chez Carcass. Voyager chez les floridiens de Death en allant headbanger avec les californiens de Testament. Et en réalité, je ne pourrais pas tous les citer, tant les influences de ces groupes majeurs transpirent dans les morceaux de EVILE.

Le Thrash n’est pas mort

Vous l’aurez compris, Hell Unleashed est un album d’une violence inouïe. 41 minutes de Riffs d’une précision chirurgicale. Pour faire simple, EVILE a bouffé la Bay Area en entrée, s’est servi de spécialités de Tampa en plat de résistance et a pris son dessert chez Jeff Walker. Ils ont digéré tout ça et en ont sorti cet excellent album !

Un must have !!!

Sortie : 30 avril 2021 chez Napalm Records

Ne passez pas à côté de notre interview avec Ol Drake !

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