Chronique de l’album de STORMRULER : album de l’année 2020, 2030, 2040 jusqu’à la fin du monde !

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Note de la rédaction :
/5

Stormruler a l'intensité et la puissance destructrice pure qui caractérise le black metal de 1990 à 2000

Chronique de l'album de STORMRULER : album de l'année 2020, 2030, 2040 jusqu'à la fin du monde !

"Vous, dont la liberté n'est possible que grâce à la rigueur d'âmes plus pures que la vôtre, ne vous croyez pas libres, vous n'êtes que protégés. Votre liberté est un parasite, vous vous appuyez sur l'énergie des hommes honorables et n'offrez rien en retour. Vous qui avez apprécié la liberté et qui n'avez rien fait pour la mériter, votre heure est venue. Cette fois vous devrez combattre seuls. Maintenant vous allez devoir payer votre liberté passée de votre sang et de votre sueur."
Czevak

Mes années Black Metal se sont forgées avec l'écoute de groupe tel que Abigor avec l'excellent "Nachthymnen (From the Twilight Kingdom)", Emperor et son magnifique "In The Nightside Eclipse", Enslaved "Frost", Satyricon "Dark Medieval Times" et j'en passe. Mais ce qui m'a fait le plus vriller restera Marduk, pour la simple et bonne raison que ce groupe incarnait, la fureur, la rage et la puissance. Je retiens particulièrement les sorties de "Those Of The Unlight" (1993),  "Opus Nocturne" (1994), "Heaven Shall Burn When we are Gathered" (1996) et l'incroyable "Nightwing" en 1998, qui est, en ce qui me concerne, The Fuckin Album. Depuis cette oeuvre, rien ne me transcende véritablement dans le genre. Impossible de retrouver cette bestialité dévastatrice et cette impartialité dans ce qui ce fait ces derniers temps. 

Alors pourquoi Ash le Kaziklu Bey de ses morts prend sa plume aujourd'hui ? Non pas pour te raconter ses années Black Metal et faire un état des lieux du genre, mais pour te présenter un groupe qui a sorti une Double Hache de destruction massive le 21/11/2020, en indépendant. 

Comme a son habitude, Ash va te conter ce qui se cache sous cet album, mais ne pourra pas te fournir de cours d'histoire dont seuls les adeptes du seigneur du chaos peuvent en lire des passages, pour la simple et bonne raison que c'est le premier album. Bon je vais faire un effort. 

Formé à Saint Louis dans le Missouri (pour le cours de Géographie, adresses toi à notre chroniqueur Tom Selleck alias Loick), Stormruler est composé de deux membres qui sont : 

– Commander – Guitares/Voix

– J. Schobel – Batteries/Voix

et en session, pour la Basse, le grand Derek EngemannDerek ne te dit rien ? Tu as la possibilité de te jeter d'une fenêtre fermée du 6 èm étage stp ? Il se trouve que Engemann est le bassiste depuis 2019 de PHILIP H. ANSELMO & THE ILLEGALS qui remplace Walter Howard et que ce bassiste en culotte courte officiait chez Cattle Decapitation et bosse aussi avec son pote Phil au sein de Scour et pleins d'autres formations. 

Les deux autres comparses ne sont pas des novices, puisque Commander est Batteur au sein de Bastard et J.Schobel en est le vocaliste à la croix de bois. 

Bon et bien voilà pour la partie story, passons à ce qui titille mon nombril par le fond depuis cette matinée du 21/11/2020. Je nomme à la porte des enfers STORMRULER et son premier album "Under The Burning Eclipse", dont voici l'artwork juste magnifique ci-dessous. 

Oeuvre originale de l'artiste Giannis Nakos, Digital artiste Grec, inspiré par la fantasy, mythologie et autres paysages venus d'un autre monde. 

"Under The Burning Eclipse" est servi en 19 titres pour une durée de 60 minutes. Je connecte mon PC sur ma table de mixage, allume mon logiciel de son ainsi que mes enceintes. Hâte de découvrir ça. 

1er titre "The Shine Of Ivory Horns", intro inquiétante remplie de samples invitant à l'ouverture d'un monde ancien et oublié, pas le temps de rêver, s'enchaîne "Reign of The Winged Duke", grosse mandale d'inquisiteur du chaos, riffs totalement enragés de black martial, de voix exaltées et de blasts qui m'introduisent des avocats dans l'oignon pour en faire du guacamole. Je n'ai pas tout compris à ce qui vient de se passer. Je vérifie tout de même si je n'ai pas foutu un album de Marduk, dont je n'ai pas connaissance…Ha non !

Second interlude avec "The March Onto Golden Lands", lignes de basse mélodiques assez sauvages qui viennent percuter les murs de mon bureau, celui-ci se transforme au fur et à mesure en vallée d'où sortent de part et là des créatures à peaux vertes et autres Orks. "Age of Steel and Blood" poursuit cette chevauchée sauvage et sonne le glas. Quelle maîtrise mes Maniaks, du pure Black Fuckin Hate Metal. Troisième interlude avec "Culling of The Blood Moon", intérressant, il y a véritablement un concept album. Je suis devenu en 4 titres un Nazgûl, cavalier noir de l'apocalypse, ma lame fend les cordes et les lignes de basses épiques de "Blood of the Old Wolf". Je suis l'apocalypse que l'on surnomme la mort, je martèle les peaux avec férocité et Blast tout ce qui passe devant moi, puis  arrive le calme, j'ai besoin de me reposer suite à cette bataille. Cette pause se nomme "Journey to the Unknown". 

 Mi-Tempo dans sa composition, "Under the Burning Eclipse" déroule sur 8 minutes 40 secondes, un titre guerrier, alternant Heavy épique et Black du même crû sur 3 minutes 40. Me vient alors à l'esprit cette citation : "Raccrochez-vous à votre haine, mes frères, car elle est juste. Brandissez votre lame pour anéantir, faire résonner les hurlements de douleur dans les halls des damnés et exterminer les âmes." Les ombres recouvrent mon enveloppe et cette martialité de riffs suintent sur mes murs. Passage acoustique à 5 minutes 40 secondes qui me ramènera un tant soit peu à la réalité, mais très vite repris par ce côté belliciste. 

L’ombre est l’apparence, le simulacre du corps après la mort et ceux-là hantent dorénavant mon antre, se posant à mes côtés pendant la rédaction de cette chronique. Ils sont la "Prithee, Chosen", suivra avec une frénésie pure et irrépressible, "Of Hollowed Souls & Distant Flames" qui montre (surtout après la beigne magistrale et rapide du début du titre) à quel point le passage de tempos vertigineux à des tempos plus enracinés aide l'album à se développer conceptuellement. Ce titre est pour moi le plus marquant, rupture de colonne vertébrale assurée, le passage Heavy Metal est parfaitement structuré, j'ai vraiment les poils qui se hérissent… Les neuf titres faisant suite à cette pièce majestueuse sont autant de qualificatifs : Combatif, Haineux, Ardent, Acide, Destructeur, Aigre, Menaçant…Je m'arrêterai là, pour faire écho à Anthony l'un des chroniqueurs, qui nous a dit que quelques fois nous étions trop longs dans nos chroniques (ce qui sous-entend qu'il ne sait pas lire). Je vous laisserai donc découvrir le reste de l'album, mais vous vous rendrez vite compte qu'il correspond à la description que j'en ai faite. 

Alors bien ou bien ce premier album de Stormruler ?

Je ne peux que le conseiller, "Under The Burning Eclipse" impressionne par sa puissance narrative et musicale. Le travail y est gigantesque. Stormruler a l'intensité et la puissance destructrice pure qui caractérise le black metal de 1990 à 2000. Ce concept album possède aussi des éléments beaucoup plus atmosphériques et plus sombres. Un équilibre parfait entre les moments où tu te feras écraser et piétiner, les moments, qui te donneront des frissons causés par les riffs implacables d'ouverture de certains titres… Pour continuer dans ce bien ou bien ?, les titres sont taillés dans du granite, les riffs meurtriers de Commander t'écorchent la peau, les martèlements frénétiques et implacables de J. Schobel te pilonnent l'oignon en raie sans le Do et c'est une succession de coups de poing dans l'estomac et d'uppercuts de manouche medieval à la basse mené par Derek Engemann. 

En résumé j'ai la raie qui me sert de gouttière. ALBUM 2020 de Black Metal. 

 

 

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