Chronique du nouvel album de THE OFFSPRING – Let The Bad Times Roll

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Note de la rédaction :
3.5/5
The Offspring album cover

The Offspring album cover

Retour vers le Futur

“- Hey Marty, je viens de réparer la DeLorean, ça te dirait de faire un tour avec moi dans les Années 90 ? “

” – Bien sur Doc !!! C’est parti !”

Nous voila donc plongés en 1994, année où je découvrais comme beaucoup d’européens, SMASH, arrivé comme une bombe sur Boulevard des Clips diffusé sur M6. Cela ne nous rajeunit pas, et du haut de mes 13 ans, avec ma quête de musique sans concession, je fus conquis immédiatement.

Car rappelons nous, à cette époque, nous sommes en pleine déferlante Grunge. Oui, certains puristes n’apprécieront pas le terme. Il n’empêche, que depuis la sortie de NEVERMIND en 1991 par NIRVANA, il n’y en a plus que pour ce courant Punk Moderne.  Oui madame, les PEARL JAM, ALICE IN CHAINS et autres SOUNDGARDEN ont le vent en poupe. Et ils accoucheront de pas mal de rejetons comme NOFX, GREEN DAY, PENNYWISE et bien sur THE OFFSPRING.

Alors je te vois venir petit malin. Tu vas me dire “Hey ces groupes existaient déjà”. Certes, mais c’est bien le succès des précédents cités qui a permis l’explosion du phénomène. Et coup du sort, Smash sortira seulement 3 jours après la mort de Kurt Cobain.

Par la suite, nous pourrons découvrir les précédents opus de nos californiens. La veine Punk est bien la et la hargne de Dexter Holland ne fait aucun doute. Le succès est au rendez vous, et nous voila en 1998. Rappelez vous, Champiooooons du Mooooonde !!! Mais c’est aussi la sortie de AMERICANA et ses succès bien plus Pop. Ce sera pour moi ma dernière aventure avec nos 4 garçons dans le vent. Bien que je sois allé les voir en live, leurs propositions studios me laissent de marbre.

C’est donc en 2021, que je me retrouve face à Let The Bad Times Roll, 9 ans après leur dernier opus.

The Offspring Band

The Offspring Band

Que reste t-il de nos amours ?

Pour commencer, je découvre la pochette. Je dois avouer que je la trouve vraiment très chouette. En effet, cette mexicaine qui manie le flingue, les billets, le drapeau pirate, a l’air d’en vouloir à du monde et le fait savoir. Manifestement elle maîtrise sont destin.

Quid des morceaux ? 12 titres qui démarreront par This Is Not Utopia et Let The Bad Times Roll. Je dois avouer que j’ai beaucoup de mal à reconnaitre la voix de Dexter Holland tant celle ci est filtrée. Je me suis même demandé si c’était toujours lui derrière le micro. Est ce désagréable ? Non, mais je suis tout de même troublé et circonspect. Les titres sont quand même toujours dans cette veine très Pop. Ils feront un certains succès, à n’en point douter.

Un vent de révolte

Bien que ce son très propre taillé pour les MTV Awards est latent, nos vieux punks à roulettes n’en n’oublient pas des thèmes qui les ont animés.  C’est pour sur le cas de  Army Of One qui fait rappeler que The Offspring a longtemps été inspiré par les guerres internationales. Ce qui rassure également dans ce titre, c’est bien sur le son de guitare si reconnaissable de Noodles.

Outre ce retour à leurs vieux amours, on peut noter cette audace de jouer avec un style très Jazzy sur We Never Have Sex Anymore. Mais ne nous y méprenons pas, nos californiens rappellent à tout l’monde qu’ils savent encore composer des titres Punk ! Ce sera le cas avec The Opioid Diaries et Hassan Chop. Aucun doute, on se retrouve bien avec du Offspring pur et dur.

the offspring band 3

Des surprises

Au delà de ces ballades entre Punk, Pop et Jazz, notons la surprenante reprise de In The Hall Of The Mountain King ! Si si, rappelle toi bien le compositeur Edvard Grieg pour la pièce de théâtre Peer Gynt. Tu ne visualises toujours pas ? Si maintenant je te dis que The Who l’ont également reprise en 67, et que Kirk Hammett s’est amusé à plusieurs reprises à la jouer lors de ses soli interminables en live ?  C’est bon tu l’as ? Bon, eh ben ça tu l’as dans l’album aussi, mais pas que….

Encore des surprises

Car si on est dans la cover, figure toi que ces mecs là ont également décidé de faire une cover d’eux même…. Ou plutôt, j’ai le sentiment d’une cover d’une cover de leur propre titre. Oui, tu penses que j’ai déraillé ? Et pourtant, il faut se rappeler Gone Away sorti à l’époque sur Ixnay In The Ombre en hommage à la petite amie de Dexter Holland, décédée dans un accident de voiture. Dans sa version originale, le titre était vraiment enragé, avec ce son caractéristique de The Offspring. Pourtant, en 2017, le groupe 5 Finger Death Punch ressort le morceau et en fait un titre plus à fleur de peau, et fait presque oublier l’original. C’est décidé, Dexter veut faire oublier la voix d’Ivan Moody et récupère son oeuvre. Sa performance vocale est vraiment très bonne, mais je crains quand même la vérité live. Toujours est il que César reprend son bien et terminera son album tel qu’il a commencé. Lullaby sonne la fin en reprenant Let The Bad Times Roll de manière très mélancolique.

Clap de fin !

Sur l’autoroute des tubes

Nous voici donc avec un album résolument taillé pour le grand public. Les titres sont accrocheurs et on passe un bon moment. Est ce que c’est ce qui m’a fait aimer The Offspring dans mon adolescence ? Pas vraiment, mais certains morceaux m’ont fait remuer mon p’tit boule et d’autres secouer la tête.

Résolument, cet album est plutôt agréable et se laisse aisément passer en soirée chez des gens peu réceptifs aux musiques saturées. Donc, si tu es adeptes de Growl, passe ton chemin. Si tu aimes avoir un peu de légèreté, alors ça te plaira.

 

Sortie : 16 Avril 2021

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