CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE WHITE STONES : LA DANSE DES OMBRES.

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Note de la rédaction :
4/5

 

White Stones band

White Stones band

 

« LE VRAI ART, IL EST TOUJOURS LA OU ON NE L’ATTEND PAS. LA OU PERSONNE NE PENSE A LUI NI NE PRONONCE SON NOM. » JEAN DUBUFFET.

 

LA MENACE DES PEUPLES EST LA!

La danse des ombres s’amuse à nous enivrer des choses les plus féroces et douteuses. Tournant, piquant sans cesse l’emprise de sa laideur au plus profond des entrailles de la chaire et de l’esprit humain. Comme de vulgaires proies à abattre, poupées à détourner sans cesse de la réalité des vraies valeurs existentielles du monde.

UNE TERRE QUI BRULE ET FUME

Une terre qui brûle et fume, des eaux qui montent et détruisent, une faune et flore qui se meurt lentement, agonisant dans l’ignorance et le mépris. Puis les airs qui finissent par être envahis d’un bourdonnement contaminant, obligeant à l’isolement des âmes égarer (nous le sommes tous un jour). Temps imposé mais finalement nécessaire pour y retrouver espoir, réflexion et remise en question.

L’HOMME A LA FENDER JAZZ BASS

Ceci n’épargna rien, ni personne, et ce n’est pas l’homme à la FENDER JAZZ BASS, personne simple, humble au talent discret mais marqué qui me contredira. MARTIN MENDEZ (OPETH) est l’homme dont je vous parle aujourd’hui pour son groupe WHITE STONES. Ces derniers ont sorti leur toute première œuvre en mars 2020 au cœur de la crise sanitaire. Un KUARAHY qui permit au musicien de s’affirmer en tant que compositeur d’excellence. Lui qui étrangement en vingt-quatre ans passé avec les suédois d’OPETH n’a jamais composé le moindre morceau.

Le talentueux, humble et discret MARTIN MENDEZ.

Le talentueux, humble et discret MARTIN MENDEZ.

WHITE STONES

Un WHITE STONES solidement armé d’un DEATH METAL sophistiqué, souvent intimiste et progressif, aux multiples facettes parfois proches des vieux albums d’OPETH. Sans pour autant n’être qu’un ersatz du band scandinave. Bien au contraire, WHITE STONES ne souffre pas du syndrome du déficit de personnalité, il en est gavé jusqu’à la moelle.

A PEINE PLUS D’UNE ANNEE APRES

A peine plus d’une année après la sortie du premier album, le groupe est de retour avec une seconde œuvre de poids et de charme. La pandémie et le temps libre qu’elle a offert à MARTIN lui à permis d’élaborer de nouvelles compositions très rapidement, inspiré par son état spirituel du moment. Celui-ci prit par deux sentiments diamétralement opposés. Entre questionnement, peur, confusion, et frustration et joie d’être au cœur de son foyer. DANCING INTO OBLIVION fut donc un exutoire afin d’évacuer les sentiments négatifs, en cette période inédite et si étrange.

Huit compositions tirant profit des émotions créées par la situation. MARTIN ambitionnant de nous les transmettre à son meilleur. Un nouveau disque embrassant de nouveau et avec délicatesse le mélange des genres, sans faute de goût, et ce en élargissant son champs d’action artistique.

LES TEXTES

Les textes ne traitent pas forcément de l’épidémie, mais des problèmes sociétaires actuels. Un instantané de l’observation du monde et de ses égarements et errements. Une société perdue, toujours à la recherche de l’irrationnel, de l’irréel peu encrée aux choses naturelles, et normales. D’où le titre de ce nouvel album, tiré (texte) certainement de sa plus surprenante (et meilleure) composition: « Iron Titans ».

Des paroles écrites par ELOI BOUCHERIE, puis retravaillées ensuite en binôme avec MARTIN MENDEZ. Le bassiste à également composé l’intégralité des parties instrumentales, laissant une part d’interprétation et d’improvisation aux autres musiciens du groupe.

LES HOMMES DE L’OMBRE

Un DANCING INTO OBLIVION qui remet le couvert avec le chanteur ELOI BOUCHERIE déjà au chant sur l’œuvre précédente. MARTIN MENDEZ s’attachant également les services du batteur JOAN CARLES MARI TUR (le précédent batteur a déménagé en ALLEMAGNE avant l’enregistrement du disque. Déjà prit, il ne pouvait pas venir honorer l’enregistrer de DANCING INTO OBLIVION en ESPAGNE). Et confiant la tâche des soli de guitare à JOAO SASSETI qui fait déjà partie du line-up live.

MARTIN MENDEZ et son WHITE STONES.

MARTIN MENDEZ et son WHITE STONES.

FARM OF SOUND STUDIOS

L’opus a été pour la majeure partie enregistré aux FARM OF SOUND STUDIOS de BARCELONE (il appartient à ELOI). De nouveau MIXE et MASTERISE par JAIME GOMEZ ARELLANO (PARADISE LOST, MOONSPELL). Une production conférant à l’album un son très organique et naturel, souhait de MARTIN MENDEZ préférant que le son originel de chaque instrument soit conservé. JAIME GOMEZ ARELLANO respectant scrupuleusement la démarche de l’artiste, et la philosophie musicale du band. Des convictions artistiques, hérité du JAZZ et de la FOLK dont est friand MARTIN (JOHN COLTRANE, JACO PASTORIUS).

Un nouvel album qu’il a voulu plus technique, afin de servir la seule cause de la composition. DANCING INTO OBLIVION débute par une étrangeté « La Menace ». A la couleur du plomb, dans une ambiance chargée d’angoisse et d’oppression se concluant par la phrase glaciale LA MENACE DES PEUPLES EST LA (en français). La parfaite entrée en matière pour avertir l’auditeur de ce que sera son supplice durant ces trente-cinq minutes.

LE DECOR EST PLANTE

Le décor est planté, rien de tel pour emboîter le pas sur l’effervescence de « New Age Of Dark ». Un WHITE STONES vibrant et résonnant, sans effets superflus. Sa musique privilégiant des articulations parfaitement claires et des sons bien distincts sans perdre une once de puissance et d’agressivité. Point commun avec les débuts de son aîné suédois (OPETH), dans sa candide et fougueuse jeunesse. « New Age Of Dark » se contorsionne dans tous les sens sur des guitares ensorcelantes, tout en célébrant les codes les plus horrifiques du DEATH METAL OLDSCHOOL.

JOHN COLTRANE ET WILBUR HARDEN

Pour composer « Chain Of Command » MARTIN s’est inspiré de JOHN COLTRANE et WILBUR HARDEN. Morceau à la structure complexe, au riffing empreint de singularité aux phrasés multipliés ne cessant de se mouvoir, comme pour vous enlever. ELOI y chante merveilleusement bien, faisant perdurer l’écho de sa voix en vous glaçant les sens (timbre assez proche de celui d’IHSAHN). Le refrain déclamé est particulièrement hypnotique et redoutable d’efficacité. Lugubre et oppressant sont les adjectifs définissant le mieux ce superbe morceau.

La richesse de cette nouvelle œuvre n’est pas étrangère à la variété des styles qu’elle emprunte et écume. Avec comme pierre angulaire, « Iron Titans », la chanson la plus progressive du disque. Une structure bizarre et inhabituelle, avec un début très calme et jazzy, puis une fin se désagrégeant progressivement, dans une succession de soli complètement fous furieux.

IRON TITANS

Trois sections sont identifiables, l’intro, la partie centrale et la fin. « Iron Titans » empruntant le lexique rythmique du jazz, ne laissant que quelques intonations de batterie, confortant les mouvements ondulant de la basse (des lignes de basse magnifiques et épiques) et de ses guitares cycliques. Une douceur qui finit par exploser, se muant soudainement dans un death metal robuste et élancé, aux quelques incartades plus rock.

Le sentiment d’inconfort que les chansons ont tendance à créer, est équilibré par de brèves respirations instrumentales et passages calmes. De magnifiques interludes ravissants et aériens, parés de douceur et délicatesse comme sur « Woven Dream » ou « Acacia » clôturant DANCING INTO OBLIVION.

De petits joyaux musicaux nécessaires afin de pouvoir encaisser la disharmonie excentrique d’un « To Lie Or To Die » par exemple. Celui-ci, bien contrebalancé justement par la première partie dépouillée de « Freedom In Captivity », à l’appât lascif, aux leads tendres et à la basse enchanteresse. Mais qui lui aussi finit dans un vacarme du tonnerre.

L’homme à voir en live.

L’homme à voir en live.

MARTIN MENDEZ

DANCING INTO OBLIVION est bel et bien une œuvre de DEATH METAL avec les codes que son style implique. Mais dépassant largement les clivages du genre, par une richesse de sons qu’il déploie de façon brillante et raffiné. Un MARTIN MENDEZ inondant de sa culture musicale son WHITE STONES pour briser l’étroitesse de son style de prédilection, sans l’occulter complètement, par passion et amour depuis toujours. DANCING INTO OBLIVION est tout ce qu’est MARTIN MENDEZ et tout ce qu’il est capable de nous donner.

 

LINE-UP:

MARTIN MENDEZ: BASSE, GUITARE RYTHMIQUE
JOAO SASSETI: LEAD GUITARE
ELOI BOUCHERIE: CHANT
JOAN CARLES MARI TUR: BATTERIE

White Stones 2021

White Stones 2021

Le line-up s’est enrichi de par la participation du formidable batteur JOAN CARLES MARI TUR (présent également dans d’autres groupes comme FACE THE MAYBE). Les solos de guitare sont l’OEUVRE de JOAO TASSETI (qui faisait déjà partie du line-up de tournée de WHITE STONES). Comme SASSETI vit au Portugal et qu’il ne pouvait pas être présent dans le studio Barcelonais, il a enregistré ses solos et les a envoyés numériquement pour les intégrer dans les chansons finales.

JOAN CARLES MARI TUR.

JOAN CARLES MARI TUR.

TRAKLIST: (35m50s)

01. La Menace
02. New Age Of Dark
03. Chain Of Command
04. Iron Titans
05. Woven Dream
06. To Lie Or To Die
07. Freedom In Captivity
08. Acacia

DISCOGRAPHIE:

KUARAHY (Mars 2020)

DANCING INTO OBLIVION (Août 2021)

DANCING INTO OBLIVION.

DANCING INTO OBLIVION.

PRODUCTION:

WHITE STONES a de nouveau enregistré aux FARM OF SOUNDS STUDIOS (Barcelone), propriété de leur chanteur Eloi.

Le mixage final et le mastering de ce deuxième album ont été réalisés par JAIME GOMEZ ARELLANO aux ORGONE STUDIO (Royaume-Uni) car le groupe était plus que satisfait du travail qu’il avait fait réalisé auparavant sur KUARAHY, et ils voulaient répéter cette belle expérience.

L’enregistrement des instruments a été plus roots et organique et comme le déclare ELOI BOUCHERIE. “Le son original a été conservé autant que possible dans chaque élément” et il a apporté une touche naturelle, brute à DANCING INTO OBLIVION comme le groupe l’avait espéré .

THEMATIQUE:

Les sujets abordés sur ce deuxième album puisent dans les sentiments que MARTIN MENDEZ lui-même affirme avoir vécu pendant le confinement :

« Je l’ai commencé très apaisé en mars quand KUARAHY été sorti et que le confinement a débuté. J’en ai donc profité pour écrire le nouvel album et ça s’est tellement bien passé! C’est mon point de vue, sur les sentiments qui m’ont envahi pendant la période de confinement, en cette année bizarroïde. J’ai profité de l’instant présent et je me sentais excité et inspiré à ce sujet. »

ARTWORK:

La pochette est le fruit du travail de MARTIN MENDEZ et SANDRA ARTIGAS. Unis à la ville, comme à la scène.

White Stones Dancing into oblivion arrtwork

White Stones Dancing into oblivion arrtwork

SORTIE/LABEL:

WHITE STONES a sorti son nouvel album, intitulé DANCING INTO OBLIVION, le 27 août 2021 via NUCLEAR BLAST.

WHITE NOISE sur le label NUCLEAR BLAST.

WHITE NOISE sur le label NUCLEAR BLAST.

Il s’agit du projet de death metal plutôt progressif de Martin Mendez (OPETH) dont le premier album KUARAHY sorti en mars 2020.

Le vinyle de ce nouvel opus.

Le vinyle de ce nouvel opus Dancing into oblivion

PAPABORDG POUR LOUD TV.

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