Interview avec Chunk! No captain, Chunk! pour Gone are the good days

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Chunk! No captain, Chunk 2021

Les Franciliens de Chunk! No captain, Chunk! sont de retour ! En effet, après un franc succès à l’étranger en 2016 avec Get Lost, Find yourself , Bertrand et Bastien nous évoquent l’enregistrement de Gone are the good days !

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Bonjour les gars ! 6 ans après votre album « Get Lost, Find Yourself », vous êtes enfin de retour. Comment s’est passé l’écriture de l’album ?

Bert : En 2016, après notre World tour, on devait rentrer à la maison et composer notre quatrième album. On a commencé à se poser avec mon frère. On a jammé et puis, de fil en aiguille nous avons réussi a avoir un peu de matière pour ce quatrième album. Nous avions mis la barre assez haute et nous voulions un total changement. On s’était un peu la tête la dessus à vrai dire.

Quoi qu’il en soit, à la fin de ces 3 mois, nous sommes arrivés a la conclusion que ce n’était pas le bon moment et on n’était pas totalement satisfait. On avait mis la barre très haute, peut être un peu trop … On est arrivé a la conclusion que la sortie du 4eme album nécessitait du recul. Et c’est ce qu’on a fait. Du coup, j’ai monté mon activité en studio avec mon frère en 2017. Entre temps, il a trouvé un job chez D’Addario (cordes de guitares) à Lyon. C’est désormais Bastien qui travaillé avec moi en studio où l’on produit des groupes. Puis Fast Forward en 2020. La question Chunk a été remise sur la table. Le covid étant passé par là, on a donc réalisé l’album.

Il faut quand même avoir un sacré caractère pour repousser l’écriture d’un album en plein succès !

Bert : Nous avons toujours tout composer nous memes sur les morceaux. Il y a très peu de morceaux que nous avons délégués. On a toujours voulu avoir la maitrise de nos morceaux depuis le tout début et on est assez critique avec nous mêmes. On évolue déjà dans un style très particulier pour la plupart des gens. Si on ne maitrise plus rien, le groupe n’est plus le même ! On doit avoir cette rigueur sinon le groupe n’existe plus. On a en effet eu l’audace d’expliquer que c’était pas le bon moment et que les morceaux n’étaient pas là.

Bastien : Et cela a aussi permis de sortir du cercle infernal de composition, tournée, enregistrement dans lequel on était depuis plusieurs années. On a pris du recul et nous sommes fiers du résultat. On a donc produit l’album à la maison.

Bert : le facteur COVID 19 a vachement aidé en fait. Le monde entier s’est arrêté mais tout le monde a compris qu’il fallait prendre plus de temps pour faire les choses bien ! Pour faire un bon album ou des bons morceaux, il faut prendre du temps, il n’y a pas de secret. Le COVID nous en effet aidé dans cette reflexion.Dans une démarche artistique, le fait de se poser, voire même de s’ennuyer peut susciter de la création. On s’est au final retrouver avec énormément de temps devant nous. Cette perspective avec Zéro deadline, Zéro pression, nous a permis de propulser nos morceaux aux millimètre près, exactement là où on voulait !

Ceux qui vont découvrir le groupe vont être très surpris par votre mélange de styles qui est votre marque de fabrique depuis le départ. C’est vraiment un mix de punk mélodique avec des riffs et des voix djent et c’est réellement votre marque de fabrique. Malgré les années, cela ne change pas trop au final …

Bert : Nous avons une certaine ligne directrice à respecter sans aller trop loin. Sur cet album, nous avons pris la liberté d’expérimenter dans différentes directions sur chaque morceau. Chaque morceau possède sa propre identité. Nous avons toujours l’esprit de Chunk! pour que les fans s’y retrouvent. Les breakdows et les passages pop sont toujours là ! Encore une fois, la question de jusqu’ou peut on décliner cette recette là était intéressante. Et quelles sont les palettes possibles, aussi bizarre que notre style soit-il, nous avons pleins de possibilités. Notre musique doit véhiculer quelque chose de positif mais en alliant des énergies aux antipodes comme de l’agressivité et de breakdows qu’on va pas voir venir ! On a toujours eu le cul entre deux chaises, mais s’il y a bien un album où on a perfectionné cette recette là, au millimètre près, c’est bien Gone Are The Good Days.

On a toujours eu le cul entre deux chaises, mais s’il y a bien un album où on a perfectionné cette recette là, au millimètre près, c’est bien Gone Are The Good Days.

Le nom du groupe provient du film « Les Goonies » qui a probablement marqué votre enfance. On retrouve d’ailleurs ces flashbacks dans vos derniers clips …

Bert : Ca a toujours été aussi notre marque de fabrique les références à notre enfance. On a tous grandi avec les mêmes jeux vidéos, les mêmes films. Et le fait d’avoir une reference dans notre nom, aussi bizarre soit il, cela a du sens. Même si notre nom de groupe est loin de faire l’unanimité, c’est surtout un symbole. Dans notre premier album, il y a par exemple une reference au jeu Alex kidd in miracle. On a donc toujours fait 2/3 clins d’oeil à nos références tout comme notre artwork. C’est sympa d’avoir des préférences communes car cela fédère. Nous avons tous tellement passé une année de merde en 2021, nous n’avons rien compris donc c’est bien d’avoir des points de repère ou l’on se sent comme a la maison.

Vous avez aussi pas mal de références de films également dans « Bitter » avec les posters, et beaucoup d’images d’archives. Lorsque vous avez vu ces images lorsque vous jouez un peu partout dans le monde, quel sentiment avez-vous ?

Bert : De la nostalgie principalement. Ce sont des images de tournées, mais nous aimons tellement nous repasser de vieilles vidéos de tournées qui datent de 10 ans. Une séquence déclenche un milliard de souvenirs ou d’histoires à raconter. Au point de même vouloir écrire un livre a ce sujet tellement on a d’anecdotes à raconter. Encore une fois, la nostalgie est un peu le thème de l’album. Mais nous tenons à mettre l’accent sur la positivité et non la tristesse qui se dégage parfois de la nostalgie de ce sentiment. Il n’y a pas mieux que de se remémorer des bons moments. J’ai vu pas mal de commentaires qui disaient que nous étions pessimistes, alors que pas du tout. Le monde va mal, mais encore une fois, il faut tirer des choses à son avantage. Le message principal de cet album va dans ce sens. Nous avons besoin d’être rassurés, on a vécu des choses cools mais ce sera aussi le cas dans le futur !

Je verrais bien un de vos titres sur un jeu vidéo, notamment sur Fifa, pensez vous que cela pourrait se faire ?

Bert : Alors petite info : on a déjà un morceau présent sur Fifa, mais il se trouve sur Fifa Online en Asie. On a carrément eu un single « The Other Line » qui s’est retrouvé sur Fifa online. Mais si cela arrive un jour (sur un jeu video) cela veut dire que l’on est riche, c’est dans notre intérêt (rires) ! 

Comment vivez vous le fait que vous êtes plus connus a l’étranger qu’en France ?

Bert : Oui, c’est le moins que l’on puisse dire ! On n’a jamais vraiment essayer de developper le groupe en France, même avant d’être signés. Mais il se trouve que nous avons eu cette opportunité de signer avec un petit label américain. Et ensuite il nous a propulsé vers le gros (Fearless Records). Mais notre objectif n’a jamais été de marcher en France, c’était plutôt même l’inverse.

Il y a également une touche du groupe « We Came As Romans » avec qui vous avez partager l’affiche. On trouve des mélodies communes ici et là dans votre album. J’espère que vous serez bientôt avec eux en tournée.

Bert : Nous avons fait pas mal de dates avec eux, en 2013 notamment. C’était très cool, surtout en Angleterre. Ce sont des gars vraiment très sympa. Malheureusement, avec le covid les perspectives sont très limitées pour le moment, l’industrie musicale va mettre un petit moment avant de redémarrer mais le jour où cela reprend, nous serons là et on sera sur scène !

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Interview réalisée par Johann STEPIEN

Retranscription par Elody di Cocco et Johann STEPIEN

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