Interview du groupe EXANIMIS pour son premier album “Marionnettiste”

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Interview du groupe EXANIMIS pour son premier album "Marionnettiste"

 

L’imagination, c’est l’art de donner vie à ce qui n’existe pas, de persuader les autres d’accepter un monde qui n’est pas vraiment là. Paul Auster

 

S’il suffisait seulement de rêver, nous serions tous de nouveaux Mozart, l’incarnation de Michel Ange ou de Victor Hugo. Le point commun des artistes est d’être de doux rêveurs, certes, mais surtout d’être des travailleurs acharnés bourrés de talent, et dont le but ultime est de partager leur monde imaginaire et artistique.

C’est ainsi que des musiciens sont partis sillonner les terres Death Metal et du Prog. Ils ont traversé le monde de Lovecraft et d’autres, pour revenir avec un premier album d’une richesse incroyable. Venez et traversez le miroir en compagnie d’Exanimis pour découvrir le monde incroyable de « Marionnettiste »

Bonjour Exanimis, comment allez-vous en cette période un peu compliquée ?

On va super bien car on a fini notre campagne de financement participatif. Nous sommes à fond pour tout lancer, recevoir les cd, les t-shirts…Ca ne chôme pas et donc ça va bien !

Pouvez-vous vous présenter ?

Julien Prost, je suis la basse, aux arrangements, aux orchestrations, et quand il y aura des concerts, en « backing vocaux »

Julien Marzano, je suis à la guitare et je serai aux « backing vocaux ». J’ai rejoint le groupe en 2019 quelques années après sa formation. En effet, pendant l’enregistrement des guitares en studio, l’ancien guitariste a quitté la formation. Dans le désarroi et l’urgence (rires), mes chers collègues ont fait appel à Morgan Koch, un ami très bon guitariste, et à moi, pour le remplacer. J’essaie aussi de mettre un peu de rigueur dans tout ce qui est administratif, gestion et finances.

 Alexandre Dervieux, seul membre originel du groupe. Je suis à la guitare, au chant lead, à la compo, l’écriture et aux arrangements

 La Sortie de votre premier album est le 5 mars, comment appréhendez-vous cette sortie ?

AD : C’est un peu la course, parce qu’il y a plein de choses à régler, mais on le sent bien, on a des supers retours, c’est plutôt cool.

JP : Surtout qu’après tant d’années de travail, on a hâte que les gens puissent enfin écouter le résultat final

Votre financement participatif a été particulièrement réussi !

JM : On est plutôt content du résultat final, on avait demandé 2 500 Euros et on a atteint 3 700, ce qui est exceptionnel parce qu’on sort de nulle part et qu’on n’a pas de réseaux particuliers. Même si on ne reviendra jamais sur tout ce qu’on a investi au fil des années, ça nous aide énormément pour le lancement de l’album,

AD : Ça nous fait de la pub et a servi de prétexte pour sortir un clip. Ça nous aussi donne une liberté financière

Vous venez tous de la Music Académie Internationale de Nancy. Comment s’est construit votre projet ?

AD : On en est sorti tous diplômés à des années différentes. Au début, l’ancien guitariste et moi, ne savions pas vraiment où on allait. On était surtout là pour écrire et se faire plaisir. Une fois que Julien (Prost) est arrivé, il a apporté un vrai plus. Et quand Julien (Marzano) s’est joint à nous, on s’est dit qu’on avait une ligne directrice artistique. On met tout en œuvre pour que ça marche, que ça plaise et sans faire de compromis sur la qualité 

JM : A un moment, on a eu un déclic. On voyait les choses se dessiner, tant au point de vue graphique que musical. Nous souhaitions promouvoir un vrai projet, pour qu’il soit viable afin qu’on se fasse vraiment plaisir avec cette musique

Vous avez mis 5 ans à le réaliser. Comment cela s’est-il déroulé ?

AD : On va faire la liste de ce qui s’est bien passé ! (Rires) C’était le parcours du combattant. Mais on apprend de nos erreurs. Comme on dit, un coup de marteau, ça fait une bosse !!! Le premier coup dur, mais qui a été un mal pour un bien, a été le départ de l’ancien guitariste.  Julien est arrivé et on a vraiment travaillé pour que ça avance. On a eu des périodes de blanc : le syndrome de la page blanche. On n’est plus inspiré, et ça puis ça repart. Le projet existe depuis 5 ans, sans que ce soit 5 ans de travail acharné.

JP : On était plus relax, quand on était tous les deux. On écrivait un petit peu, ça ne bougeait pas plus. Quand Julien est arrivé ça a pris de l’ampleur. Maintenant, on sait que pour le deuxième CD, on ne refera pas les mêmes erreurs.

JM : Ça fait deux ans que je suis dans le groupe et 3 ans que vous vous êtes mis plus sérieusement au travail, sans compromis sur l’écriture.  En ce qui concerne la réalisation de l’album, ça a été des difficultés de tous les instants parce qu’on avait aucune expérience, beaucoup de choses à gérer et qu’on se posait beaucoup de questions, mais c’est génial ! On se connait et on s’entend bien donc on n’hésite pas à se dire les choses. On apprend sur nous et sur les autres, et l’aventure humaine est très intéressante.

Vos influences sont très variées aussi bien au niveau musical que dans le cinéma et les jeux vidéo …

 AD : On a découvert qu’on avait tous les mêmes, ce qui facilite la composition et l’écriture. Quelqu’un propose une idée, ça marche tout de suite. C’est cool et ça fait gagner du temps. En ce qui concerne nos influences, pour mes camarades et moi ça tournera autour de Fleshgod Apocalypse, Septicflesh, Carach Angren. On peut dire que c’est violent, mais derrière ça, il y a du boulot sur l’écriture, les arrangements … En ce qui concerne les films, ce sera surtout les Burton avec les fabuleuses BO de Danny Elfman, celles du Seigneur des Anneaux et de Dracula aussi. On peut parler de la série des Dark Souls pour les jeux vidéo. Tout ça nous touche et nous inspire.

JP : Avant d’être fans de Death, on est tous les trois de grands fans de prog. Dream Theater, Opeth nous ont beaucoup influencés ; ce qui nous a permis de réussir à marier les deux genres.

AD : Les influences du prog se ressentent plus dans la structure des morceaux, que dans les riffs. Surtout dans la deuxième partie de l’album ; avec des ambiances différentes, de très longues parties qui prennent le temps de se développer.  Mais ça reste Death !

JM : C’est ça. Par exemple « Cathédrale » est un très long morceau de 16 mm avec une structure assez particulière qui rappelle plus le prog, mais qui est sans aucun doute du pur Death métal.

Comment s’est passé la composition de l’album. Qui a écrit, qui a composé ?

AD : Ça s’est très bien passé (rires) C’était long, mais on se partage le boulot.  Il ne suffit pas de composer un morceau de 16 minutes, il faut penser ensuite à tous les arrangements.

JP : Je me suis lancé dans l’écriture de morceaux avec des arrangements symphoniques. Au début, on y est allé à tâtons. Je ne savais pas bien maitriser les outils, comment arranger telle ou telle partie. Mais avec du temps et du travail, c’est allé plus vite. Et paradoxalement, les derniers morceaux, qu’on a écrit, qui sont les plus compliqués, l’ont été plus vite, parce qu’on savait mieux faire

Interview du groupe EXANIMIS pour son premier album "Marionnettiste"
Comment s’est passé la composition de l’album. Qui a écrit, qui a composé ?

AD : Ça s’est très bien passé (rires) C’était long, mais on se partage le boulot.  Il ne suffit pas de composer un morceau de 16 minutes, il faut penser ensuite à tous les arrangements.

JP : Je me suis lancé dans l’écriture de morceaux avec des arrangements symphoniques. Au début, on y est allé à tâtons. Je ne savais pas bien maitriser les outils, comment arranger telle ou telle partie. Mais avec du temps et du travail, c’est allé plus vite. Et paradoxalement, les derniers morceaux, qu’on a écrit, qui sont les plus compliqués, l’ont été plus vite, parce qu’on savait mieux faire

Le thème de l’album est la manipulation, pourquoi ce thème et pourquoi un titre en français ?

JP : parce qu’on l’aime bien (rires)

AD : Pour aller avec le nom du groupe qui veut dire « sans vie », pour aller avec les créatures inertes – les marionnettes que nous incarnons, pour aller avec les masques quand on jouera sur scène. L’idée étant qu’on est un peu les manipulateurs de ceux qui pensent manipuler les autres, alors qu’eux-mêmes sont manipulés par des forces plus grandes

Comment s’articulent les morceaux : une intro avec un titre en français, une première partie, un entracte, puis une deuxième partie avec des morceaux plus longs ? A quoi correspondent les parties racontées ?

AD : L’album commence par un morceau purement orchestral, qui sert à installer l’univers et l’ambiance du groupe. La première partie est beaucoup plus Death et « rentre dedans ». La deuxième commence avec l’entracte, morceau qui sert vraiment à séparer l’album en deux, et qui permet aux oreilles de se reposer après trois morceaux assez denses. Il se finit, avec l’épilogue, sur la tristesse la plus totale

JP : Quant aux parties narratives, elles sont à chaque fois en lien avec le morceau.  « Throne of Thorns », par exemple parle des rois qui pensent gouverner alors que ce sont leurs trônes qui les gouvernent. On a donc des citations de Napoléon

Interview du groupe EXANIMIS pour son premier album "Marionnettiste"
On va revenir à votre univers visuel avec l’artwork de votre album. Il est fabuleux, onirique, théâtral et extrêmement riche. Qui en est l’auteur ?

JP : c’était l’idée ! Loïck si tu lis ça, on te fait des gros bisous, on te remercie pour tout le boulot. Il faut préciser qu’on l’avait contacté pour une simple pochette, c’est lui qui s’est proposé de faire notre direction artistique. C’était super cool de sa part

JM : Il s’agit de Loïck Muzy qu’Alexandre et Julien ont rencontré de façon cocasse. Ils sont allés à la Fnac de Nancy pour trouver des illustrations qui les inspireraient, prennent des livres qui parlent de l’univers de Cthulhu, de Lovecraft (un univers qu’on apprécie tous beaucoup) et tombent sur les illustrations de Loïck Muzy. Ils le recherchent et se rendent compte qu’il habite Nancy. On l’a appelé immédiatement et on est devenus très potes. Il a été intégré à la conception du projet, et le caradesing a été fait en commun. On a vraiment travaillé ensemble et on n’a jamais eu rien à redire à chacune de ses propositions

AD : On lui a donné une liste de mots clés par morceaux en lui laissant carte blanche. Alors que je savais ce que je voulais, chacune de ses propositions était vachement mieux que ce que j’avais en tête.

Votre univers est aussi scénique, avec des entités propres à chaque membre du groupe. D’où viennent-elles ?

JP : L’idée était que chacun représente une émotion négative, qu’on ne va pas vous dévoiler.  C’est plus marrant de deviner. Mais si vous regardez bien notre premier clip, chacun apparait à côté du personnage principal, et vous pourrez facilement les découvrir

Justement votre clip est presque un court métrage ! Comment s’est déroulé le tournage ?

AD : C’est l’idée, sachant qu’on a réduit la durée du morceau de 12 à 9 minutes. On s’est dit que ce serait trop long ! On ne voulait pas faire le énième clip du groupe qui joue dans un garage. Je trouve que ça a perdu beaucoup d’intérêt. S’il y en a qui le font, c’est très bien, mais on est plus dans l’optique de faire de la fiction que de nous voir simplement jouer. Ça n’irait pas avec notre style de musique

JM : On a surtout un réalisateur, Tom Capron, qui a mis le holà !!! (Rires) C’est un ami d’Alexandre qui est devenu le nôtre. On lui a donné la ligne directrice par rapport à l’histoire et la tournure qu’on voulait donner au clip. Cela nous a pris un mois avec une super équipe, qu’on a connu très peu de temps avant le tournage. Nous souhaitions vraiment mettre l’accent sur l’image, le coté théâtral qui doit nous caractériser. Il nous fallait donc un clip à la hauteur

Interview du groupe EXANIMIS pour son premier album "Marionnettiste"
Vous avez un très bel album, un très bel univers visuel, maintenant, il va falloir montrer tout ça. Avez-vous de la visibilité sur de futures dates ?

JM :  L’album est enregistré, mixé et masterisé depuis fin 2019. On était partis dans l’idée de le sortir en mars/mai 2020. Le confinement et ses conséquences sont arrivés, et on s’est dit qu’avec tout le travail qu’on avait fait, le sortir maintenant serait un coup d’épée dans l’eau. Pas de dates, pas de promo, pas de vente de merch. On était vraiment dans l’expectative, avec un déconfinement, des couvre-feux, toutes ces salles qui ferment les unes après les autres c’était la désolation totale. A un moment on s’est dit qu’il fallait le sortir ou on allait imploser !! Surtout que beaucoup de monde a profité du confinement pour écrire et il y aura donc beaucoup de choses qui vont certainement sortir.

AD : Des dates ? C’est quoi ça ? (Rires) c’est une ancienne magie d’un temps ancien !!! Néanmoins, avec le recul, je me dis qu’on a bien fait de sortir l’album maintenant. Surtout que certains membres de ma famille le surnommaient l’Arlésienne : on n’arrêtait pas d’en parler et personne ne voyait rien venir ! Même les grands groupes, comme Fleshgod (par exemple) a sorti une cover et un single. Donc pourquoi pas nous ? Je n’ai aucun doute non plus que ça va reprendre, mais quand ? Il est vrai que nous avons envie de proposer un vrai spectacle avec l’aspect théâtral, avec des masques et des costumes Il ne faut pas s’attendre à une bataille d’hélicoptères au milieu du show (rires) mais on va proposer quelque chose d’unique avec nos moyens. L’idée est d’être très rapidement reconnaissable lors d’un concert

JP : je pense que des groupes comme Fleshgod Apocalypse par exemple, qui sont costumés on les voit de loin, on sait tout de suite que c’est eux !

Je vous laisse le mot de la fin.

JM : merci à tous ceux qui nous soutiennent, qui nous ont soutenus pendant la campagne de crowdfunding. On a vraiment hâte de vous retrouver et de défendre Marionnettiste sur scène. On vous embrasse, portez-vous bien et à bientôt !

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