Le Kave Fest : du metal au château des ducs de Normandie

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Kave Fest 2022
Kave Fest 2022

Il était une fois, Sélim, un jeune homme, qui rêvait de musique, de jardin et d’amitié.

Cependant, il dut faire preuve de réflexion, de persuasion et d’organisation pour que naisse le Kave Fest 2016 ! Le Festival de Metal dans le jardin familial de Chatou.

Les débuts
Kave Fest 2016
Kave Fest 2016

Une estrade empruntée à une école voisine, une programmation faite de groupes de copains, une orga simple, conviviale malgré quelques accros bien vite pardonnés et l’affaire était lancée.

La maréchaussée fit bien quelques petites apparitions, mais repartit comme elle était venue. Des voisins virent jeter un œil et une oreille, se demandant ce qui se passait. Mais ils s’en retournèrent, disant qu’un peu d’animation était bienvenue et qu’il fallait bien que jeunesse se passe ! Mais au-delà de tous ces souvenirs, il me restera celui de l’accueil des maîtres des lieux, qui nous recevaient comme si nous étions leurs invités.

Rendez-vous fut pris et chaque année nous vit revenir à Chatou. Le fest grandissait, se structurait, accueillant toujours plus de monde. Mais en 2019, il fallut bien se rendre à l’évidence. Le jardin arrivait au maximum de ses capacité. Dès lors, une autre solution s’imposait.  Soutenu par la mairie, Le Kave Fest migrait alors à Gisors. On passait d’un jardin à un château. Le pari était osé.

Hélas, le Covid et les divers confinements eurent raison des deux éditions suivantes. Mais nous ne pouvions rester sur notre faim !

Enfin, le grand jour !

La date arriva enfin. Nous voici donc au pied du château fort, lieu de patrimoine. Tout est fait pour le confort des festivaliers. Parking fléché, accueil bienveillant, sécurité en place. L’entrée franchie, nous nous retrouvons dans l’allée principale. Elle accueille différentes animations. Le fest s’est associée avec Héritage Historique qui propose des activités ludiques et médiévales. Lancer de bûches, combats de chevaliers, tir à la corde, et autre course avec une marmite remplie d’eau permettrons aux festivaliers et festivalières les plus téméraires et adroits de se croire, entre deux sets, revenus aux temps anciens ! Un stand de bijoux et médiators expose ses créations faites main, un luthier de Gisors est venu présenter ses guitares. Un barbier, et un tatoueur sont également présents. Ainsi qu’un stand de maquillage. Ce qui nous vaudra de croiser quelques zombies.

L’affiche est éclectique et va nous faire voyager dans des contrées auditives des plus variées et surprenantes.

Nous arrivons dans la cour où se déploie la scène. Le Bar et la Kuisine au fond, attendrons la fin du premier concert pour nous permettre de nous restaurer. Le public, parfois familial a déjà investi le lieu. Chacun et chacune bénéficie de ce large espace pour, non seulement pour profiter des concerts, mais surtout déambuler à sa guise.

Il est 13 h 30, les choses sérieuses commencent.

Le début de journée

Harsh a la lourde tâche d’ouvrir. Si le look est glam, le son est plutôt heavy/rock 80/90’. Les garçons sont  aussi à l’aise sur scène que dans la vie, heureux de jouer un rock digne d’un Van Halen, Bon Jovi, ou Mötley Crüe.

Balls Out prend la relève et nous entraine au bon temps du hard rock. Pas chichi, ni de fioritures, on est sur la Route 66 en compagnie de Lemmy, Angus et Malcom et ça fait un bien fou.

Les voyages formant la jeunesse, Red Mourning débarque au Kave Fest après un passage sur la HellStage. Changement de style, on est sur un mélange de death, teinté de blues et de metalcore et d’harmonica. Le groupe sera au Mennecy Métal Fest le 17 septembre.

Parfaite transition avec Prométhéan, déjà présent lors de la première édition. On foule alors les terres d’un death symphonique qui ne s’en laisse pas compter. Nul doute que le nouveau line up est désormais prêt à de nouvelles aventures.

A tout fest, sa pépite. Et Det Var nous transporte au fin fond des fjords du Nord de l’Europe. Le temps et l’espace sont suspendus et le groupe de Néo Folk déroule son chant norvégien et polyphonique, ses ambiances chamaniques et ses percussions entêtantes. Un moment suspendu de grâce.

Retour sur Terre avec Scarlean.  Le groupe investi la scène et déroule son métal alternatif, déroulant passages atmosphériques, parfois groovy et rageux. Le chant, puissant, peut se faire parfois caressant.  Le bassiste, facétieux, joue avec le public et les photographes s’en donnent à cœur joie.

Fractal Universe prend place. Le groupe est là pour envoyer du lourd et en découdre. Les premières notes déjà lancées le death metal progressif du combo envahit l’espace. Les fans ne s’y trompent pas et headbang et slams sont au rendez-vous.

Les têtes d’affiche

Encore une incursion dans les pays nordiques (et plus précisément dans les iles Féroés) avec Tyr et son viking métal. Le chanteur harangue la foule, et le dieu de la guerre lance ses mélodies païennes et ses riffs incroyables.

Le moment d’émotion vint avec Bukowski. Le power rock du groupe, toujours aussi solide, est bien présent et n’a rien perdu de son efficacité.  Mathieu rendra hommage à son frère récemment disparu, dont la présence, était pour moi, palpable.

Hélas, le temps a filé bien trop vite et la nuit s’est abattue depuis un moment sur Gisors. Les retards se sont accumulés qui ne permettrons pas à Volkor X de jouer.

C’est donc à Novelist de conclure cette belle journée. Que dire d’autres, qu’il fallait avoir encore de l’énergie pour survivre à ce dernier set. Revenu lui aussi du HellFest, le metalcore du combo détruit tout sur son passage et enflamme la scène pour finir la journée en beauté. Belle découverte pour moi.

Malheureusement indisponible pour le deuxième jour, je resterais sur cette superbe journée.

Le mot de la fin

Et je peux dire que le pari fut plus que réussi ! Si l’on mesure le chemin parcouru, du jardin de Chatou au château de Gisors, « petit » fest est devenu Grand ! J’y ai retrouvé tout ce qui m’avait attiré dès le début. Cette dimension humaine, cette passion pour la musique  « extrême », ce goût du risque et ce sens  de l’organisation. Je n’ai jamais douté que cette aventure prendrait de l’ampleur et deviendrait un fest à part entière. Un grand Bravo à Sélim et à toute l’équipe de la Kave pour tout le travail accompli. Spécial big up aux bénévoles, vous avez assuré ! Un grand Bravo à tous les groupes, ce fut un plaisir pour certains de vous découvrir ou, pour d’autres, de vous revoir.

Rendez vous l’année prochaine à Gisors.

Un grand merci à Sélim et toute son équipe pour ce très joli moment.

Merci à Thomas pour l’accréditation et le pass photo.

Retrouvez toutes les infos concernant l’association La Kave : https://www.facebook.com/LaKaveAsso

Retrouvez notre interview de Sélim : https://www.loudtv.net/interviews/kave-fest-selim-nous-raconte-le-plus-grand-des-petits-festivals/

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